« C’est extra de voir que, pour cette première édition, le public est là. » Michel Goudard, directeur du Festival Les Fous Rires de Bordeaux est ravi : depuis ce samedi, l’événement attire les spectateurs en nombre.

Pour cette première édition, il a réussi à faire venir de nombreux noms de la scène comique à Bordeaux, à commencer par Les Chevaliers du fiel, parrains cette année. Ce sont eux qui ont lancé les Fous Rires de Toulouse en 2016, festival « cousin » de celui créé par Michel Goudard.

Des « salles de toutes les tailles »

Les humoristes jouent d’ailleurs ce lundi et ce mardi sur la scène de la patinoire de Mériadeck. « On a des salles de toutes les tailles, de la patinoire [plus de 3 000 places] au café L’Inox [un peu moins de 100 places]. »

Car, pour organiser l’événement, il a fallu trouver plusieurs lieux afin que les artistes puissent se produire : « La ville de Bordeaux nous a portés, et les théâtres privés comme le Trianon ou le Théâtre des Salinières ont tout de suite répondu présent. »

Au total, dix-huit espaces accueillent les 80 artistes venus pour l’occasion… et le public qui va avec. Du côté de la programmation comme des spectateurs, Michel Goudard et son équipe ont fait le choix de la diversité : « Pour la famille Maestro, il y avait plein de familles avec des enfants, pour Stéphane Guillon, ça va être un public très différent, plus politisé… Il y en a pour tout le monde ! »

Les jeunes à l’honneur 

Le but est aussi de promouvoir de jeunes comédiens via, notamment, deux tremplins : « Il y a deux soirs où six artistes s’affrontent dans des joutes verbales qui peuvent être très sanglantes ! A la fin du festival, les deux gagnants [un par soirée] s’affronteront au Théâtre Femina en première partie de Baptiste Lecaplain. » Et, en mai, le vainqueur sera invité aux Fous Rires de Toulouse.

Pour s’implanter durablement dans la ville, l’événement se déroule aussi dans les rues : la programmation off du festival, nommée « Festival Ouf », propose spectacles et animations en extérieur, dans le tramway… et même à l’hôpital : « On travaille avec la radio de l’hôpital des enfants, c’est diffusé dans toutes les chambres », explique Michel Goudard. Autre initiative : les adolescents du centre spécialisé Abadie ont imaginé un spectacle humoristique présenté pour l’occasion.