Froidement et visiblement au hasard, il a exécuté cinq personnes d’une balle dans la tête et blessé huit autres dans le hall des arrivées de l’aéroport de Fort Lauderdale, en Floride, vendredi. Une fois à court de munition, il s’est couché au sol et s’est laissé arrêter sans résister. Alors que l’enquête commence, les autorités écartent pour le moment la piste terroriste et privilégient celle de l’acte d’un déséquilibré qui souffrait de troubles mentaux, affirme NBC News.

Le suspect identifié comme Esteban Santiago

Deux élus de Floride, le sénateur Bill Nelson et l’élu local Chip LaMarca, ont identifié le suspect comme Esteban Santiago, un citoyen américain de 26 ans. Vendredi soir, le shérif du comté de Broward County n’avait pas confirmé son nom. Il a toutefois indiqué que le suspect semble avoir agi seul et qu’il n’y a pas d’autre menace connue.

Des « voix » lui suggérant de rejoindre Daesh

Selon NBC News, Santiago est né à Porto Rico et a servi en Irak pendant un an. Son frère Brian a indiqué à la chaîne que le suspect était « pro-américain » mais qu’il souffrait de troubles mentaux depuis son retour et qu’il était suivi à Anchorage, en Alaska. Selon CNN et CBS, le suspect s’est présenté dans le bureau du FBI il y a plusieurs mois et avait affirmé « entendre des voix », certaines lui suggérant de rejoindre Daesh. Il a ensuite été hospitalisé en services psychiatriques à sa demande.

Il voyageait légalement avec une arme non chargée

Selon NBC, le suspect voyageait de l’Alaska à la Floride, avec une escale à l’aéroport de Minneapolis-St. Paul. Malgré son historique de troubles mentaux, il disposait d’un permis de port d’arme en règle. La réglementation américaine permet dans ce cas de voyager avec une arme à condition qu’elle soit déchargée et sécurisée dans une boîte rigide fermée à clé et transportée en soute. Les munitions doivent être stockées dans un autre bagage, lui aussi en soute. Selon l’élu Chip LaMarca, Esteban Santiago a récupéré ses bagages, puis il est allé charger l’arme aux toilettes avant de revenir près des carrousels et d’ouvrir le feu.