Trump est désormais seul au monde. Lundi, le directeur du FBI et celui de la NSA ont tous les deux officiellement démenti que le candidat républicain avait été mis sous surveillance pendant la campagne par le président Barack Obama. En revanche, ils ont confirmé qu’une enquête est ouverte depuis juillet sur de possibles liens entre la Russie et la campagne de Donald Trump.

Le FBI n’a « aucune information » sur une mise sur écoute de Donald Trump à l’initiative de la Maison Blanche, a indiqué son directeur James Comey devant une commission du Congrès. « Aucun président ne pourrait » ordonner de telles écoutes, a-t-il expliqué, soulignant la « rigueur » de la procédure juridique pour mettre sur écoutes des citoyens américains, qui implique la signature d’un juge spécialisé.

Un acte « digne du Watergate », selon Trump

Le directeur de l’agence d’écoutes NSA, l’amiral Mike Rogers, a ensuite nié que Washington ait pu demander aux services d’espionnage britanniques d’espionner Donald Trump, comme l’avait insinué un commentateur conservateur, repris par le porte-parole de la Maison Blanche la semaine dernière.

« Je n’ai rien vu du côté de la NSA sur une telle activité, et personne ne nous a demandé de mener de telle activité », a déclaré Mike Rogers au cours de la même audition parlementaire.

Désormais, de nombreux démocrates estiment que Donald Trump « doit des excuses » à Barack Obama. Début mars, Trump a accusé son prédécesseur, sans preuve, d’avoir « mis sur écoute mes téléphones » pendant la campagne, comparant un acte « digne du Watergate ».

Le démenti de Fox News

Depuis, le président américain et son porte-parole Sean Spicer ont changé de refrain, expliquant qu’ils faisaient référence à des informations anonymes parues dans la presse. Lors de sa rencontre avec Angela Merkel, Donald Trump a botté en touchant, répondant : « Demandez à Fox ».

Un contributeur de la chaîne, l’ancien juge Napolitano, a affirmé que selon ses sources, Barack Obama avait utilisé les services secrets britanniques pour espionner Donald Trump. Mais la chaîne conservatrice a par la suite démenti, indiquant qu’elle n’avait « aucune preuve » et ne « pouvait pas confirmer » les allégations de son contributeur. Affaire classée ?