Ce matin de mars, Henri Derepas travaille au pied de ses oliviers à La Trinité. Cet oléiculteur s’attaque à la taille ses arbres. Pourtant, ce sont les olives qu’il devrait ramasser à cette période, comme c’était le cas il y a quelques années. « A cause du réchauffement climatique, les saisons ont été avancées, dit-il. On a terminé la collecte début décembre. » Conséquence : une production plus maigre de 40 % par rapport à l’année passée.

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Et la sécheresse, qui a rendu ses olives plus petites, n’est pas la seule à s’être mise dans les pattes de la floraison de ses 1.100 pieds. « De nouvelles maladies apparaissent, des champignons et, cette saison, on a eu énormément de mouches », explique également Henri Derepas. Une succession de « soucis » qui pèse sur ses revenus : « On est en dessous du prix de revient. »

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Des fruits plus aromatisés

« L’an passé, on était dans une année record, relativise Jean-Philippe Frère, responsable de l’oléiculture au sein de la chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes. Pour les professionnels, c’est une petite récolte. Mais cette inconstance se gère. »

En ramassant de bonne heure, le fruit est plus petit et plus vert. « Cela a un impact sur l’arôme, assure-t-il. D’ailleurs, plusieurs agriculteurs ont remporté des prix cette année. » En effet, les aléas climatiques n’ont pas empêché l’oléiculteur de Champsoleil, Henri Derepas, de remporter deux médailles d’or au Salon de l’agriculture. L’une pour sa tapenade, l’autre pour son huile.

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