Ce jeudi, peu avant 21 heures, un car de gardiens de la paix a été attaqué sur l’avenue des Champs-Elysées. Le quartier a été entièrement bouclé. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est aussitôt saisie de l’enquête et l’a confiée à la section antiterroriste de la DGSI. Une enquête pour « assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » a été ouverte.

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Que s’est-il passé ?

Ce jeudi, à 20h50, un homme est sorti de sa voiture au niveau du 102, avenue des Champs-Elysées, devant le magasin Marks & Spencer. Il a immédiatement ouvert le feu à l’arme automatique sur des policiers en faction de la 32e compagnie de sécurisation et d’intervention rattaché à la Direction de l’ordre public et de la circulation de la Préfecture de police de Paris. « Tout est allé très vite, il les a pris par surprise », précise une source policière.

Le suspect, qui aurait tenté de prendre la prendre la fuite à pied, selon des sources proches de l’enquête, a été immédiatement abattu. « Le terroriste a été neutralisé par des tirs de riposte », a indiqué le procureur de la République, François Molins. Une opération très périlleuse sur cette avenue extrêmement touristique.

Un gardien de la paix abattu, deux autres blessés

Un gardien de la paix a été tué après avoir reçu une balle dans la nuque. Le ministère de l’Intérieur a, en revanche, démenti la mort d’un second policier, pourtant annoncée par plusieurs sources policières. Le fonctionnaire est actuellement hospitalisé, mais ses jours ne sont plus en danger, a précisé tard dans la nuit Pierre-Henri Brandet, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Un troisième policier ainsi qu’une touriste étrangère ont également été blessés, a indiqué le Président de la République lors d’une courte allocution. Cette dernière aurait été touchée par des éclats de balle au niveau de la jambe. Un hommage national sera rendu au policier décédé, a précisé François Hollande.

L’hypothèse d’un complice 

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, l’assaillant a mené « a priori » seul son action meurtrière. Les enquêteurs suspectent néanmoins le terroriste d’être en lien avec un complice, actuellement en fuite. « On ne peut pas exclure qu’il y ait un ou plusieurs complices qui aient pu participer d’une manière ou d’une autre à la commission des faits », a déclaré Pierre-Henri Brandet.

Que sait-on de l’homme abattu ?

Le suspect a été rapidement identifié, grâce notamment à la carte grise du véhicule ayant servi à l’attaque. « L’identité de l’attaquant est connue et a été vérifiée », a confirmé le procureur de la République, tout en refusant de divulguer son identité afin de ne pas perturber l’enquête. Selon nos informations, il s’agirait d’un homme fiché « S », bien connu de la DGSI. Des sources proches de l’enquête, interrogées par l’AFP, précise que l’assaillant présumé était visé par une enquête antiterroriste. Une perquisition est actuellement en cours à son domicile, en Seine-et-Marne, a-t-on appris de sources policières.

L’attaque revendiquée par Daech

La piste terroriste ne fait désormais aucun doute. Moins de trois heures après l’attaque, l’organisation Etat islamique a revendiqué l’attentat par l’intermédiaire de son agence de propagande Amaq. Elle présente l’assaillant comme étant un combattant belge de l’EI.

« Nous sommes convaincus » que la piste est d’ordre « terroriste », a indiqué le président de la République. Il a indiqué qu’un « conseil de défense » se tiendrait vendredi matin à 8 heures.