En juin 2015, Stromae avait été contraint d’annuler la fin de sa tournée africaine à cause de son état de santé à la fois physique et mental, repoussant du même coup sa venue au Rwanda, le pays d’où est originaire son père.

Lors d’une interview à Libération, Stromae est revenu sur cette phase difficile de sa vie. « C’est un sujet délicat pour moi. Je ne dormais plus, la date du concert au Rwanda approchait. La première fois que j’y suis allé, j’avais 6 ans. Et vous le savez, mon père s’est fait tuer pendant le génocide. Après 150 dates, j’étais à plat ».

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Le père de Stromae est mort lors du génocide qui a frappé le Rwanda en 1994, un sujet qui émeut encore beaucoup le chanteur.

« On m’a diagnostiqué une décompensation psychique »

Outre l’émotion de revenir sur les terres d’une partie de sa famille et la fatigue liée à sa tournée, Stromae a aussi dû faire face aux effets secondaires des médicaments qui lui avaient été prescrits contre la malaria.

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« Ça m’a filé des hallucinations. J’ai cru que j’avais basculé dans la folie, on m’a diagnostiqué une décompensation psychique. J’aurais pu faire une connerie, je n’étais plus moi-même », a-t-il expliqué.

L’interprète de Papaoutai était finalement revenu pour jouer devant ses fans rwandais après plusieurs mois de repos, en octobre 2015. Ils étaient venus nombreux pour son concert, durant lequel il a fait de nombreuses références à ses origines.