Jean-Michel Bissonnet, condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de son épouse en 2008, a obtenu mercredi sa libération conditionnelle de la Commission d’application des peines, apprend-on de sources proches du dossier.

Siégeant à la prison d’Eysses, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), où il est incarcéré, la Commission d’application des peines a statué en faveur de la libération conditionnelle, rendue possible par le jeu des remises de peine. Jean-Michel Bissonnet, âgé de 72 ans, devrait quitter la prison début mars.

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Le soir de ce 11 mars 2008, Jean-Michel Bissonnet revient du Rotary Club et découvre dans sa propriété cossue de Castelnau-le-Lez (Hérault) le corps sans vie de son épouse de 57 ans. Très vite, le jardinier du couple Méziane Belkacem avoue : il a tiré les deux coups de fusil mortels, dit-il, pour le compte de Jean-Michel Bissonnet qui lui a promis 30.000 euros.

20 ans pour Belkacem, 8 ans pour d’Harcourt

Le vicomte d’Harcourt corrobore ces accusations. Il explique que l’ancien homme d’affaires évoquait un tel projet depuis des années et dit avoir fait disparaître l’arme par amitié pour Jean-Michel Bissonnet.

Sur ses indications, les enquêteurs retrouvent l’arme dans la rivière Lez. Méziane Belkacem a été condamné par les assises de l’Hérault à 20 ans de réclusion pour assassinat, Amaury d’Harcourt, à huit ans de prison pour complicité.