De notre envoyé spécial à Istanbul,

Aucun Lyonnais ne l’a oublié dans son concert de louanges. Surtout après les tristes événements de Bastia, dimanche. Malgré les débordements violents des jours précédents, malgré les sifflets lancinants du public turc dès son entrée sur la pelouse, Anthony Lopes n’a donc pas tremblé contre Besiktas (2-1, 6-7 ap). Au terme d’une insoutenable séance de pénos, c’est du portier rhodanien qu’est venue la délivrance.

Par deux fois, l’enfant du club s’est interposé devant les tireurs du Besiktas, lors des sixième et septième tirs au but. Sauf qu’après son premier arrêt, Anthony Lopes a vu Christophe Jallet, son partenaire, échouer. Alors, rebelote. « J’avais envie de le venger, sourit-il. Jaja, c’est une personne très touchante. On a qu’une envie, c’est d’essayer de faire le job derrière. J’ai réussi, tant mieux. » Parce qu’ensuite, Maxime Gonalons a, lui, assuré.

>> A lire aussi : Ligue Europa: Lyon survit à l’enfer du Besiktas pour rejoindre le dernier carré aux pénos

« Quand on a un très grand gardien, c’est plus facile »

Auteur de plusieurs parades d’une grande classe avant l’issue des prolongations, le gardien des Gones a très largement participé à la victoire des siens, en prenant le dessus dans son duel à distance avec son homologue Fabricio. Mais, modeste, il n’évoque pas mieux que la « chance ». Jérémy Morel recadre : « On sait qu’on a un très grand gardien, et quand c’est le cas, c’est plus facile ! »

Pour sa part, son entraîneur est même très heureux pour lui. « Parce que je sais qu’il a vécu des moments très difficiles, justifie-t-il. Je pense que ça va lui faire le plus grand bien. Après Bastia, il a beaucoup travaillé avec Joël (Bats) et Greg (Coupet), parce qu’on sait que gardien, c’est un poste à responsabilité. » Une belle réjouissance alors qu’Alexandre Lacazette, lui, a dû sortir à cause de douleurs aux ischios.

« C’était incroyable… On veut marquer l’histoire du club »

S’il pèse ses mots, Anthony Lopes ne manque en tout cas d’ambition, après la première qualification dans le dernier carré d’une compétition européen acquise par l’OL depuis sept ans. « On veut vraiment marquer l’histoire du club et c’est avec des matchs comme ça qu’on arrive à le faire, assume-t-il. Pour ma génération et pour toute l’équipe, on écrit une page du club parce qu’on a fait quelque chose de grand. […] C’était humainement incroyable. » Nul doute qu’il en sortira grandi.