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Le banc d'Arguin, à l'entrée du bassin d'Arcachon — M.BOSREDON/20MINUTES

ENVIRONNEMENT

Le Banc d'Arguin, une réserve difficile à protéger

Entre l'afflux des plaisanciers qui viennent bronzer sur les bancs de sable et les ostréiculteurs qui ne cessent d'agrandir leurs parcs à huîtres, il est difficile de protéger le Banc d'Arguin...

C’est par bateau qu’on accède au Banc d’Arguin, composé de grandes bandes sableuses qui se révèlent plus ou moins selon les marées. Le site, entre la pointe du Cap Ferret et la dune du Pyla, accueille l’une des plus grandes colonies européennes de Sternes caugek, d’un aspect assez proche des mouettes. Dimitri Delorme a la lourde tâche d’être garde animateur sur la réserve nationale du Banc d’Arguin classée depuis 1972. A l’époque, une cohabitation avec l’activité de plaisance est prévue. Or, les immatriculations de bateaux ont doublé en 30 ans et le garde se retrouve parfois au mois d’août avec 1200 embarcations qui cernent le Banc d’Arguin. « On se croirait à Lacanau beach », lance-t-il. Les oiseaux, qui nidifient à même le sable peuvent être gênés par cette forte fréquentation. Autre inquiétude : une centaine d’ ostréiculteurs occupent aujourd’hui environ soixante hectares au lieu des quatre autorisés dans le dernier décret remontant à 1986. « C’est une activité tolérée mais on voudrait qu’elle soit délimitée et accompagnée d’une charte de bonne conduite », précise-t-il, relevant, par exemple l’apparition de vase en quantité.

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