La députée LR Annie Genevard — JACQUES DEMARTHON / AFP

ASSEMBLEE NATIONALE

Annie Genevard (LR) dénonce l’enseignement de l’arabe, «langue communautaire», et déclenche l'ire de Najat Vallaud-Belkacem

Des affirmations qui lui ont valu une réponse tranchée de la ministre de l’Education nationale….

Annie Genevard, députée Les Républicains, a dénoncé ce mercredi l’enseignement de l’Arabe comme langue étrangère, ce qui, selon elle, « encouragera le communautarisme qui mine la cohésion sociale nationale ».

Lors de la séance des questions au gouvernement, Annie Genevard a interpellé Najat Vallaud-Belkacem sur « l’introduction de langues communautaires » dans les programmes scolaires, a relevé L’Express, citant un blog de la rédaction de France 3 Franche-Comté. L’élue est catégorique, cette initiative « encouragera le communautarisme qui mine la cohésion sociale nationale ».

« Un communautarisme qui mine la cohésion nationale »

La requalification des enseignements de langue et de culture d’origine (Elco) en cours de langues étrangères est à l’origine de l’intervention de l’élue de droite. LCP explique que ce dispositif permettait aux enfants d’immigrés de conserver un lien avec leurs pays d’origine. Dans les faits, des professeurs, extérieurs aux écoles, seront intégrés à la rentrée dans les sections internationales.

« Dans le même temps, vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national, et vous réduisez par votre réforme du collège la place du français, celle des langues anciennes qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand qui prospérait dans les classes bilingues. Cela à coup sûr divisera les Français » a dénoncé la députée LR du Doubs à l’ Assemblée, interpellant le Premier ministre.

« L’urgence commande que notre culture, pour être mieux partagée, s’affirme avec son mode de vie, son histoire et sa langue. Ne croyez-vous pas que l’introduction des langues communautaires dans les programmes scolaires encouragera le communautarisme qui mine la cohésion nationale ? »

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« Nous ne serons jamais d’accord »

Des affirmations qui lui ont valu une réponse tranchée de la ministre de l’Education Najat Vallaud Belkacem.

« Je vous dois des remerciements pour cette question, par laquelle vous avez démontré, je crois, à une grande partie de nos concitoyens et j’espère qu’ils nous écoutent, la conception que vous vous faites notamment de la langue arabe », s’est emportée la ministre.

« La langue arabe qui, pour vous, est donc en concurrence avec l’allemand par exemple. Et doit, bien entendu, si je vous suis, être moins bien traitée et être considérée comme une langue communautaire ? Nous ne serons jamais d’accord Madame la députée ! », a-t-elle asséné.

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