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Nice (Alpes-Maritimes), le 14 juillet 2016. La police s'approche du chauffeur du camion qui a foncé dans la foule réunie sur la Promenade des Anglais. — NADER EL SHAFEI/AP/SIPA

FAITS DIVERS

Attentat de Nice: Le scénario, heure par heure, de l’attaque au camion sur la Promenade des Anglais

Le dernier bilan communiqué par les autorités fait état de 84 morts et de 18 personnes en « état d’urgence absolue »…

Beaucoup d’émotion et de confusion face à l’horreur. 20 Minutes retrace le scénario, heure par heure, de l’attaque au camion qui a coûté la vie à, au moins, 84 personnes, jeudi soir sur la Promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes)…

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Le feu d’artifice venait de s’achever quand Julien, un Niçois, aperçoit un camion blanc de 19 tonnes fonçant dans la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais. « Il avançait à une vitesse folle, peut-être à 90 m/h. Et il zigzaguait pour renverser le plus de victimes possibles », raconte-t-il à 20 Minutes. Exceptionnellement réservées aux piétons pour les festivités, les trois voies de la chaussée sont alors jonchées de corps.

 
Le trajet du camion sur la Promenade des Anglais de Nice. - Sophie RAMIS, Simon MALFATTO AFP

Après avoir parcouru deux kilomètres sur la Promenade qui longe la mer, le camion est immobilisé au croisement de la rue Meyerbeer, à proximité de l’hôtel Westminster. Des échanges de coups de feu retentissent. « Entre cinq et dix », compte alors Julien, le témoin contacté par 20 Minutes. Le chauffeur du camion est abattu.

S’adressant aux habitants de la ville dont il est l'ancien maire (LR),Christian Estrosi annonce que le chauffeur du camion « semble avoir fait des dizaines de morts ». Dix-sept minutes plus tard, la préfecture des Alpes-Maritimes demande aux Niçois « de rester chez eux », évoquant alors « un attentat ».

Sous-préfet des Alpes-Maritimes, Sébastien Humbert dresse un premier bilan de la soirée tragique. « Le camion a fait des dizaines de morts, une trentaine peut-être… » Contactés par 20 Minutes, les services de pompiers indiquent également qu’une centaine de blessés ont été recensés, dont certains en urgence absolue ».

Le réseau social se mobilise et se fait l’écho de la solidarité des Niçois résumée parle mot-dièse #PortesOuvertesNice. De nombreux habitants proposent d’accueillir les personnes se trouvant dehors et qui cherchent à s’abriter alors que des informations contradictoires circulent encore. Facebook active, de son côté, sa fonction « Safety Check » vers 00h45.

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Les autorités ont déclenché le plan Blanc. - Valery HACHE AFP

Le ministère de l’Intérieur déclenche le plan Orsec (Organisation des secours) qui prévoit une « réponse spécifique en cas de risque majeur ». Tous les services concernés sont mobilisés pour prendre en charge les victimes. Le plan Blanc est également activé dans les hôpitaux, à 1h06.

Dans un communiqué, le 1er adjoint (LR) de Nice annonce qu’il est « terrifié » et que « 70 victimes sont déjà à déplorer ». Il précise aussi que le chauffeur du camion n’a pas hésité à « tirer à vue en fonçant sur la foule ».

Très critiquée pour sa lenteur, l’application SAIP spécifique créée par le gouvernement en cas de risque imminent d’attentat déclenche une alerte à 1h34, soit près de trois heures après les faits.

François Hollande s'exprime. - GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP

Après avoir rejoint la cellule de crise, François Hollande s’exprime depuis Paris. Il dénonce une « attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié », même si aucune revendication n’a été communiquée. Il dresse un nouveau bilan faisant état de 77 victimes, dont plusieurs enfants, et annonce la tenue d’un conseil de défense dès le vendredi matin et précise que l’état d’urgence va, à nouveau, être prolongé de trois mois alors qu’il devait prendre fin le 26 juillet.

Le ministère de l’Intérieur établit le nouveau bilan à 84 morts, 18 personnes en état « d’urgence absolue », une cinquantaine de blessés légers et 120 autres personnes prises en charge par les secours. Au moins une cinquantaine d’enfants ont été admis aux urgences, selon une source hospitalière.

Lourdement armés, les hommes du Raid pénètrent au domicile du chauffeur du camion situé dans un petit immeuble d’un quartier populaire de l’est de Nice. Les agents de la police technique et scientifique effectuent des prélèvements.

Nice-Matin met un nom sur le chauffeur du camion. Agé de 31 ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel exerçait la profession de chauffeur-livreur. Ses papiers d’identité ont été retrouvés dans le véhicule. Selon les premières informations qui ont filtré, il était connu pour des faits de délinquance, notamment de « violences », mais ne faisait pas l'objet d'une surveillance pour radicalisation se matérialisant par une fiche S.

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