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Le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Londono, ont signé la paix sous les applaudissements. — LUIS ROBAYO

PAIX

Colombie: Un nouvel accord de paix signé avec les Farc

Le chef de la guérilla marxiste a déclaré que cela mettait « fin de manière définitive à la guerre »…

Après l’échec du référendum d’octobre, la Colombie a de nouveau signé ce jeudi un accord de paix avec les Farc, mettant fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé. Il devrait être ratifié par le Congrès, n’en déplaise à l’opposition. Le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Londono, ont signé la paix sous les applaudissements, avec des « boligraphes » fabriqués à partir de balles du conflit.

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« La paix va nous rendre l’espérance, la foi en l’avenir et la possibilité d’une vie meilleure pour nous et nos enfants », a déclaré Juan Manuel Santos lors de la brève cérémonie au théâtre Colon de Bogota. « Je reconnais que ce nouvel accord est meilleur (…) car il contient les espoirs et les observations de l’immense majorité des Colombiens », a-t-il ajouté.

 

Un « gouvernement de transition » ?

Rodrigo Londono a assuré qu’avec cet accord, qui prévoit le désarmement des guérilleros et leur entrée en politique, les Colombiens mettent « fin de manière définitive à la guerre, pour confronter les contradictions de manière civilisée ». Plus connu sous ses noms de guerre de Timoleon Jimenez ou Timochenko, le chef des Farc a surpris en proposant de former un « gouvernement de transition dont l’objectif principal sera l’application intégrale de l’accord » et composé de « toutes les forces et tous les secteurs qui ont travaillé sans trêve » pour la paix.

« Il n’y a pas de doute que certains aspects ont été améliorés. Mais il y a des points substantiels qui n’ont pas été modifiés », a déclaré Alvaro Uribe, chef de file des opposants, dénonçant à la radio RCN « l’impunité totale » dont vont, selon lui, bénéficier les guérilleros coupables de crimes. L’ex-président et actuel sénateur envisage une pétition en faveur d’un autre « référendum sur trois, quatre, cinq points pour que les Colombiens mettent des limites afin de préserver l’Etat de droit ».

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Le conflit, qui déchire la Colombie depuis les années 60, a impliqué une trentaine de guérillas de gauche, des paramilitaires d’extrême droite et l’armée, faisant plus de 260.000 morts, 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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