Avec FlyView, il est possible de survoler Paris à bord de jetpacks... en réalité virtuelle. — FLYVIEW

RÉALITÉ VIRTUELLE

VIDEO. FlyView: On a survolé Paris en VR, mais à bord d'un vrai jetpack comme Iron Man

FlyView ouvre ce samedi à Paris. Cet aéroport au cœur de Paris permet de survoler la capitale équipé d’un réacteur dorsal et en réalité virtuelle. « 20 Minutes » s’est envoyé en l’air en avant première…

  • Après trois ans de développement, FlyView ouvre le 31 mars près de l’Opéra, à Paris.
  • Dans cet aéroport de 1.000 mètres carrés, 50 jetpacks attendent leurs passagers.
  • « 20Minutes » a survolé Paris et ses principaux monuments en avant-première. Et c’est impressionnant.

Ambiance de fin de travaux. Les murs sentent encore la peinture fraîche, mais FlyView est prêt à accueillir ses passagers. Premiers embarquements prévus le samedi 31 mars. À deux pas de l’ Opéra Garnier à Paris*, c’est une drôle d’aérogare qui ouvre ses portes. Grâce à FlyView, il est possible de décoller pour survoler certains des plus beaux monuments parisiens… en réalité virtuelle.

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Pour peu que l’on mesure au moins 1,20 m (et que l’on ne soit pas sujet à des problèmes cardiaques), FlyView d’adresse à tous. Les Parisiens, comme les touristes. « 20 Minutes » a pu s’envoyer en l’air en avant-première…

Un jetpack comme celui d’Iron Man

Après avoir acheté son billet, il faut attendre le prochain embarquement. À quelques minutes du vol, une hôtesse en livrée bleue nous invite à emprunter l’escalier mécanique pour descendre au niveau inférieur. L’atmosphère d’aérogare est parfaitement restituée. Il y a même un écran sur lequel les horaires des vols sont affichés. Place, ensuite, à quelques consignes de sécurité.

A l'intérieur de la tour de contrôle... elle aussi virtuelle. - FLYVIEW

 

Voler à bord d’un jetpack, comme celui d’Iron Man, nécessite un minimum de précautions ! Direction l’aire de décollage. C’est derrière une double porte, au bout du couloir à gauche, que les 50 jetpacks de FlyView sont soigneusement rangés et attendent leurs passagers. On se croirait dans un film fantastique, tant les appareils montés sur vérins semblent effectivement prêts à s’envoler.

 

On s’y installe et l’on place sur sa tête un casque de réalité virtuelle HTC Vive. Deux écouteurs sont posés sur nos oreilles.

Le vol s'effectue à l'aide d'un casque HTC Vive. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

Ceinture bouclée ? La tour de contrôle donne son autorisation de décoller.

Vol virtuel, mais images bien réelles

Associées aux images du casque, les vibrations du jetpack donnent bel et bien la sensation que l’on quitte le sol.

Un souffle d’air projeté sur le visage ajoute au réalisme. Après quelques secondes d’ascension dans un silo, nous voici au-dessus de Paris. Si la réalité est virtuelle, les images sont bien réelles. L’écran du casque reste un peu pixélisé, mais on y croit.

Nous voici Place de la Concorde, observant à la loupe les hiéroglyphes sur l’obélisque. Accélération. Nous remontons les Champs Elysées à toute vitesse pour procéder à l’ascension de la façade de l’Arc de Triomphe.

Sensations de vertige en regardant en bas. Grâce à la VR, il est possible de contempler Paris à 360°, simplement en orientant la tête dans la direction choisie.

50 passagers peuvent embarquer sur le même vol. - FLYVIEW

 

Et si l’on tourne la tête très à gauche ou à droite, on voit même les turbines en action de notre jetpack ! Dingue. Puis direction le second étage de la Tour Eiffel. Et là, c’est le drame… Mais chut !

En approche du second étage de la Tour Eiffel. - FLYVIEW

 

Les quais de Seine invitent ensuite à quelques minutes de poésie aux flonflons d’Edith Piaf… jusqu’au bouquet final : le survol majestueux des tours de Notre Dame. Retour au point de départ. Atterrissage. Même pas mal.

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Les 13 minutes de vol (pour une expérience de 40 minutes, environ) sont passées comme un éclair. On aurait sans doute aimé que les sensations avec notre jetpack soient un peu plus marquées, entendre peut-être davantage les bruits de la Capitale. Et survoler la Butte Montmartre ou le Louvre, grands absents du spectacle. Mais l’impression est globalement positive. Elle l’est d’autant plus que les images proposées ne sont pas des images de synthèse. Un vrai plus. À 15 euros le ticket, soit 3 euros de plus qu’un tour de Grande roue, on en a pour notre argent.

* 30, rue du Quatre-Septembre, 75002 Paris - Métro Opéra. Ouvert 7 jours/7, 365 jours par an.

Rêve de gosse

Développé par Arnaud Houette, un ingénieur de 55 ans, FlyView est un « rêve de gosse ». Ce passionné d’Histoire qui a investi pour la circonstance 7 millions d’euros, avait « envie de voir les choses de façon nouvelle ». FlyView a nécessité 3 ans de développement, l’implication d’une centaine de personnes, des tournages (en août 2017) dans Paris à l’aide d’un drone équipé de 7 caméras. Pour implanter son « aéroport un peu surprenant au cœur de Paris », Arnaud Houette a visité 89 sites… avant de jeter son dévolu sur l’ancienne adresse d’un magasin Desigual. FlyView attend 100.000 passagers par an.

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