Image de synthèse aérienne du projet de stade du FC Nantes. — HKS/ATSP

URBANISME

YelloPark: La maire de Nantes ne veut pas de grande tour et demande de modifier le projet

Johanna Rolland, la maire (PS) de Nantes, a demandé aux porteurs du projet de renoncer à la tour de 120m de haut et de réduire le nombre de logements prévus dans le projet Yellopark...

  • Le projet YelloPark vise à construire un nouveau stade de football, mais aussi des logements, des commerces, des bureaux ou des espaces verts.
  • Co-financé par le président du FC Nantes, Waldemar Kita, et par le groupe immobilier Réalités, le projet va devoir être retravaillé à la demande de la maire de Nantes.

La mairie a repris la main avant même la fin de la concertation, qui doit se terminer mi-mai. Si l’on parle beaucoup du projet de nouveau stade à Nantes, c’est sur le volet urbain de YelloPark – projet 100 % privé porté par le président du FCN et le promoteur Réalités – que Johanna Rolland, la maire de Nantes, semble avoir certaines réserves. L’édile a annoncé, ce mardi, s’être entretenue en début de semaine avec Yoann Joubert, patron de Réalités. Celle qui avait posé ses conditions lui a demandé de retravailler le projet de nouveau quartier, sur deux principaux points.

« J’ai demandé à Yoann Joubert de renoncer à la tour de 120 mètres, indique Johanna Rolland. Pour résoudre la question de la densité, je lui ai aussi demandé de diminuer de manière conséquente le nombre de logements prévu, en passant de 2.000 à 1.500. J’ai entendu les inquiétudes et les craintes qui existent chez les riverains. »

Une « baisse drastique »

Il est vrai que depuis l’annonce du projet, beaucoup de critiques fusent, tant sur l’aspect sportif qu’urbain de la démarche. Si certains regrettent la démolition du stade de la Beaujoire pour une nouvelle enceinte de 40.000 places, d’autres dénoncent une concentration de population jugée trop forte. « C’est un arbitrage important qui peut se comprendre, réagit Yoann Joubert. Evidemment, je regrette l’évolution en termes d’ambition architecturale et de densité urbaine, mais, en même temps, je sais que c’est une décision pragmatique. »

De quoi remettre en cause le projet ? « 25 % de logements en moins, c’est une baisse drastique, c’est énorme, admet-il. Sur le plan économique, plus on réduit le programme, plus on rend les choses difficiles pour nous. Mais on continuera d’avancer. » « On a fait primer l’intérêt des habitants sur la logique financière », assume Johanna Rolland. La ville précise que dans le projet retravaillé, les immeubles ne devront pas excéder la hauteur réglementaire de 55 mètres.

Tout de même des « points positifs »

Mis à part ce petit coup de canif, la maire de Nantes assure que le projet (qui comprend aussi la création d’une halle marché, de quelques commerces de proximité, de bureaux et d’espaces verts) comprend « beaucoup de points positifs ». Et notamment le millier de places de parking supplémentaires prévues, qui devrait permettre de « répondre aux problèmes de stationnement, que le quartier connaît depuis dix ans ».

Par ailleurs, l’idée de création d’une école, qui devait être le seul équipement public financé par la mairie, a finalement été abandonné. La raison ne serait pas liée au projet mais plutôt à l’équilibre du schéma des écoles de l’ensemble de la ville.

Selon le calendrier de YelloPark, le projet définitif devait être dévoilé à la rentrée de septembre 2018. L’acquisition des terrains s’effectuerait début 2019. Le démarrage des travaux du stade est prévu pour la fin d’année 2019. La livraison du stade, des commerces et premiers logements est envisagée pour la fin 2022, mais l’ensemble du quartier est à envisager à l’échelle de dix ans.

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