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Une famille d'ours en Slovénie. — Caters / Sipa

ENVIRONNEMENT

Ariège: Des centaines d’anti-ours manifestent contre un rassemblement d’écologistes

La réintroduction de l’ours dans les Pyrénées suscite toujours de vives polémiques. Dernier exemple en date, samedi à La Bastide-de-Sérou, en Ariège…

  • Des opposants à l’ours, dont des agriculteurs, ont dénoncé des «zadistes».
  • Lundi, une manifestation anti-plantigrades avait déjà eu lieu à Pau.

A l’origine, La Bastide-de-Sérou devait simplement accueillir samedi un rassemblement de 15 associations écologistes. L’objectif : dresser un état des lieux de l’environnement sur fond de défense de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Mais quelque 750 personnes, selon la police, sont venues manifester contre cette réunion organisée dans cette commune ariégeoise d’environ 1.000 habitants.

Dans une ambiance assez tendue, les contre-manifestants ont été tenus à l’écart de la salle des fêtes où se tenaient les débats par un important cordon de CRS. Cette opération a été organisée notamment par les associations anti-ours (ASPAP), la Fédération des chasseurs et les syndicats agricoles (FDSEA, JA).

Tous s’élevaient contre la présence en Ariège de ces « écologistes, zadistes », des associations qui défendent l’ours, ainsi que de L214. « Ce rassemblement est vécu comme une provocation. Ces gens passent leur temps à nous critiquer, nous insulter, nous mépriser et ne connaissent rien à la montagne », ont dénoncé Rémi Denjean et Jean-Pierre Mirouze, coprésidents de l’ASPAP.

Un « inventaire des atteintes à l’environnement »

Au cours de cette réunion, les associations locales, parmi lesquelles Férus (protection du loup, du lynx et de l’ours), Pays de l'Ours-Adet, le Comité écologique ariégeois (CEA), L214, C’est Assez, Quel avenir pour notre vallée (QAPNV) ou encore Protégeons la haute Bellongue, devaient effectuer un « inventaire des atteintes à l’environnement » à travers de multiples dossiers. L’ours faisait partie des nombreux sujets évoqués.

La réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées suscite de vives réactions. Les opposants estiment que la présence des ours met en danger les activités humaines et notamment le pastoralisme, surtout en raison d’attaques de troupeaux qui leur sont attribuées. Selon la Confédération paysanne, 1.200 « victimes » leur sont imputables en 2017.

Lundi à Pau, plus de 1.200 manifestants, bergers, agriculteurs et élus de tous bords, avaient défilé pour s’opposer à la réintroduction dès cet automne de deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques, annoncé fin mars par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

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