Une baleine à bosse, dont certains groupes sont encore en voie d'extinction. — ATLAS PHOTOGRAPHY/SIPA

PLANÈTE

L’Australie s'oppose au Japon qui veut assouplir le moratoire sur la chasse à la baleine

La Première ministre australienne invite toutes les capitales à la rejoindre pour sauver les baleines…

Pour Julie Bishop, c’est assez ! La première ministre australienne a promis, ce jeudi, de s’opposer « vigoureusement » à toute tentative du Japon pour assouplir le moratoire sur la chasse à la baleine. Elle a même exhorté toutes les capitales partageant sa position à se dresser contre le Japon.

« Nous soutenons avec force le moratoire global sur la pêche commerciale à la baleine et nous nous opposerons vigoureusement à tout effort pour saper le processus qui le soutient, a déclaré la ministre. La science est claire : on n’a pas besoin de tuer des baleines pour les étudier ! »

Dans le cadre d’un « programme de recherche scientifique »

Tokyo plaide depuis longtemps pour l’assouplissement du moratoire et continue de chasser des baleines dans le cadre d’un programme de « recherche scientifique », faisant fi des critiques internationales. La chair des cétacés chassés finit sur les étals des poissonniers.

Lors de la dernière campagne de quatre mois en 2017 / 2018 en Antarctique, les pêcheurs japonais ont capturé 333 baleines dont 122 se trouvaient en période de gestation.

La pêche à la baleine est défendue par une partie des milieux politiques nippons comme étant une tradition à préserver. Mais s’il est exact que la chair de cétacés a constitué une salvatrice source de protéines dans les années de l’immédiat après-guerre, aujourd’hui, la plupart des Japonais disent ne pas en manger, ou très rarement.

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