Bourgoin Jallieu le 10/08/2018. Illustration de Parcoursup pour l'orientation des lycéens pour les études superieures. Credit: ALLILI MOURAD/SIPA — SIPA

ORIENTATION

Parcoursup: Sur 33 élèves de la classe suivie par «20 Minutes», «tous ont obtenu un vœu qu'ils souhaitaient»

Suivie par « 20 Minutes » depuis la sortie des premiers résultats sur Parcoursup, la professeur principale de la terminale ES2 du lycée Yourcenar à Erstein (Bas-Rhin) le bilan de sa classe…

  • Sur le nouveau dispositif d’orientation numérique Parcoursup, la phase principale d’admission se termine ce mercredi 5 septembre.
  • 20 Minutes a pris des nouvelles des élèves de la terminale ES2 du lycée Marguerite-Yourcenar d’Erstein suivi avant l’été.

Sur Parcoursup, la fin de la phase principale d’admission, c’est ce mercredi. A l’exception de deux redoublants, les élèves de la terminale ES2 2017-2018 du lycée Marguerite-Yourcenar d’Erstein ( Bas-Rhin) ont pour leur part déjà laissé le dispositif d’orientation derrière eux. « Tous ont obtenu un vœu qu’ils souhaitaient », détaille Florence Laurent.

Enseignante d’histoire-géographie, leur ancienne professeur principale s’est connectée une dernière fois sur la nouvelle plateforme à l’heure de la rentrée scolaire. Suivie par 20 Minutes depuis la sortie des réponses aux voeux de ses élèves puis dans leur accompagnement dans la foulée, elle a accepté de faire un ultime point sur la situation.

Des vœux en attente finalement validés en juillet

A une dizaine de jours du baccalauréat, le 5 juin, 24 des 33 membres de cette terminale avaient déjà été acceptés quelque part, six restaient en attente partout, et trois avaient refusé leurs vœux, dont deux préférant des écoles privées hors Parcoursup. Depuis mi-juillet, un peu après les résultats du bac, plus aucun d’eux n’est encore en attente.

Au fil des jours après la sortie des premiers résultats, Florence Laurent a vu ses élèves gagner petit à petit des places dans certaines filières espérées. Fréquemment connectée pour surveiller leur évolution et les conseiller (sur leurs délais de réponse, par exemple) si besoin, l’enseignante a encore observé des situations se débloquer début juillet.

Loin sur la liste au départ, autour de la 500e place, une élève est par exemple remontée progressivement pour être acceptée en Staps. « Mais ils n’étaient qu’une petite poignée dans l’incertitude, c’était des élèves aux résultats justes », précise-t-elle. Avec moins de réussite au bac, les deux redoublants ont perdu leurs vœux ou retardé celui d’intégrer l’armée.

Au lycée Marguerite Yourcenar d'Erstein, le proviseur du lycée n'a reçu que - B. Poussard / 20 Minutes.

D’autres vœux totalement refusés par d’autres élèves

D’autres, ensuite, ont eux aussi refusé leurs vœux. « Je soupçonne une élève d’avoir refusé pour partir en tant que jeune fille au pair, comme elle en avait soumis l’idée », glisse Florence Laurent. Accepté en alternance, un autre a, lui, préféré se lancer dans la recherche d’un petit boulot plutôt que de trouver une entreprise pour cette formation.

La dernière fois que la professeur a croisé ses désormais ex-élèves, c’était lors des résultats du bac. Dans la lignée du travail individuel mené depuis des mois, elle les a de nouveau informés de l’existence d'une commission de rattrapage de l'académie, si nécessaire. « Mais ils n’avaient plus forcément envie d’être chaperonnés », coupe-t-elle.

Sollicitée par 700 élèves, la commission d’accès à l’enseignement supérieur du rectorat de Strasbourg a pour sa part encore formulé de nouvelles propositions à une centaine d’élèves toujours sans solution fin août. « On tente de faire un suivi avec le plus d’accompagnement possible », précise Stéphane Klein, chef de service d’aide à l’orientation.

Une cellule en interne au lycée, une autre à l’académie

Aux réflexions encore interrogatives au sujet de leur orientation fin mai, les élèves de la TES2 d’Erstein n’ont même pas eu besoin de se tourner vers la petite cellule du lycée dédiée. Mise en place en interne avec des professeurs après le bac et les oraux de rattrapage, elle visait à aider à son échelle les derniers élèves perdus dans le dispositif à la fin de l’année scolaire.

Dans cette classe, certains rentrent donc en BTS, d’autres en classes préparatoires, en IUT ou à l’université. « Pour une terminale ES standard, on a des profils variés, réagit Florence Laurent. En tout cas, je pense qu’on a réussi l’accompagnement individualisé. » Avec la rentrée, l’enseignante est cependant passée à autre chose. Cette année, elle est professeur principale d’une classe de première ES.

Mais Florence Laurent gardera Parcoursup en tête. Avec un an d’avance, elle compte bien continuer à renforcer la découverte des filières, des métiers et des orientations possibles pour ses élèves. « Afin de leur donner des idées, des pistes de réflexion, et aussi les aider à prendre conscience du niveau attendu », justifie-t-elle. Le coaching de l’orientation commence maintenant.

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