Petit clin d’œil marrant à l'entrée de cette petite commune du Doubs pour Maxime Keller et son accompagnateur des premiers jours à vélo sur les contours de France. — Document remis / Maxime Keller.

GRANDE BOUCLE

VIDEO. Alsace: Pour ses 30 ans, il fait le tour de la France à vélo par ses contours

Pas vraiment habitué à se la couler douce, un Alsacien de 30 ans a pris deux mois de congé pour effectuer le tour de France en pédalant aux plus près des limites du pays. Il est parti ce mardi…

  • A l’heure de la rentrée, un Alsacien de 30 ans a pris deux mois de congé pour effectuer le tour de la France à vélo au plus près des limites du pays.
  • « Dans notre société, on est de moins en moins actif au quotidien, alors on peut bien se bouger en vacances, au moins », justifie-t-il.

Pour ceux qui aiment se la couler douce, Maxime Keller part sûrement d’un drôle de principe : « J’estime que je dois être plus fatigué à mon retour de vacances qu’avant de partir. » Pas de doute, il le sera. Pour la rentrée et ses 30 ans fêtés le 11 août, cet Alsacien vient de partir pour un sacré périple de deux mois à la force des mollets.

L’intéressé justifie : « Dans notre société, on est de moins en moins actif au quotidien, alors on peut bien se bouger en vacances, au moins. » Parti ce mardi de Ribeauvillé (pour le départ fictif) puis de Marckolsheim (pour le départ réel) près de la frontière entre le Haut-Rhin et l’Allemagne, il s’attaque au tour de la France par ses contours.

Un parcours précis de 7.000 kilomètres en 48 étapes

Une idée née plus d’une décennie auparavant. Cycliste passionné du Tour de France gamin, Maxime Keller l’est quelque part resté même s’il a arrêté la compétition il y a bien longtemps. « Je me suis toujours demandé pourquoi les coureurs ne font pas le vrai tour du pays. Pour moi, quitte à le faire un jour, autant suivre ses contours ! »

A 20 ans cependant, un bras cassé deux mois avant l’a empêché de se lancer. A 30 balais, ce policier municipal de Ribeauvillé a cette fois pris huit grosses semaines de congé pour y aller. Le parcours est depuis un moment établi : 7.000 kilomètres à vélo, 48 étapes (on vous laisse calculer la moyenne) et un jour de repos hebdomadaire.

Le cycliste-voyageur Maxime Keller le long des méandres du Doubs, à la frontière avec la Suisse sur les contours de France. - Document remis / Maxime Keller.

A l’attaque d’un gros morceau, la traversée des Alpes

Accompagné d’un ami, il est parti vers le sud, le long des frontières allemande, suisse et bientôt italienne. Les premières étapes ont fait entre 130 et 140 kilomètres. Pour une moyenne de 13 à 19 km/h suivant les difficultés à travers la plaine d’Alsace puis le massif du Jura. Avant de tomber sur les rives du lac Léman et les Alpes dès ce samedi.

De Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) jusqu’à Menton (Alpes-Maritimes), une sacrée traversée l’attend, avec des cols bien corsés à grimper, Iseran, Télégraphe, Galibier, etc. Sûrement le plus dur du périple. Viendront ensuite les Pyrénées. Puis toute la façade ouest, du pays Basque à la côte d’Opale avant, enfin, la redescente vers l’Alsace.

Heureusement, jusqu’ici tout va bien, malgré les premières averses. « Personne n’a essayé de nous écraser, c’est déjà ça », a-t-il souri auprès de 20 Minutes en effectuant quelques étirements depuis Métabief (Jura) jeudi soir : « Je fais ça pour être frais le matin. Ma peur, c’est l’usure du corps et de craquer. Mais jusqu’ici, je n’ai pas de courbatures. »

15 petits kilos de bagages

En même temps, depuis le début de l’année, Maxime Keller s’est sérieusement préparé. Tout en établissant son tracé précis – à partir de Google Maps et de cartes en papier à transporter –, le Haut-Rhinois a roulé jusqu’à quatre fois par semaine, chargé jusqu’au plus proche de ses 15 petits kilos de bagages dans les deux sacoches de son VTC.

Un vrai mode de vie depuis un paquet d’années pour le sportif. Quand ce n’est pas à pied ou en kayak qu’il part vadrouiller. « Certains dépensent des 100 et 1.000 pour aller très loin en prenant l’avion, et en polluant, insiste celui qui dort la nuit en tente ou chez des connaissances aux quatre coins de la France. Mais notre mode de vie n’est pas soutenable, il faut réagir. D’autant qu’il y a plein de beaux endroits plus près. »

L’Alsacien a déjà plein d’images en tête des débuts. S’il n’a pas trop de temps à perdre, il a quand même prévu des jolis détours. Il partage ses photos sur sa page Facebook de plus en plus suivie. « Pourtant, je fais juste du vélo », s’étonne-t-il. Son retour est prévu le 27 ou le 28 octobre. A l’arrivée, ils pourraient être un paquet à l’accompagner pour les derniers kilomètres.

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