Antonio Guterres, ancien Premier ministre portugais, est le secrétaire général de l'ONU depuis janvier 2017. — CHINE NOUVELLE/SIPA

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Réchauffement climatique: Plus que deux ans pour agir, affirme le secrétaire général de l’ONU

Antonio Guterres a notamment lancé un appel à la société civile qui doit, d’après lui demander des comptes aux dirigeants politiques…

Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique sauf à affronter des « conséquences désastreuses », a averti lundi le chef de l’ONU, Antonio Guterres. « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici à 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent. »

Son discours à l’ONU survient trois jours avant un sommet mondial inédit pour l’action climatique qui doit réunir à San Francisco des milliers d’élus, de maires, de responsables d’ONG et d’entreprises. « Il est impératif que la société civile – jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde – demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies.

« Nous avons les outils »

En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, Antonio Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque. « Le changement climatique va plus vite que nous », a-t-il relevé. « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons – même après l’accord de Paris – de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré.

Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ». Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

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