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Le ministère de l'Economie et des Finances. — Mario FOURMY/SIPA

FINANCES

Le déficit public révisé à la hausse pour 2019, mais il reste sous les 3%

En raison d'une croissance plus molle que prévu, la prévision du déficit public est passée de 2,6 % du PIB à 2,8%...

Le gouvernement a revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8 % du produit intérieur brut (PIB) contre 2,6 % attendu cette année. Les précédentes prévisions gouvernementales, publiées dans le cadre du programme de stabilité budgétaire (PSTAB) envoyé en avril à Bruxelles, tablaient sur un déficit de 2,3 % en 2018 et de 2,4 % l’an prochain.

Mais le tassement de la croissance, qui a plafonné à 0,2 % au premier trimestre comme au deuxième trimestre, après avoir bondi de 0,7 % lors des trois derniers mois de 2017, a obligé le gouvernement à revoir ses ambitions à la baisse. Selon le ministère des Finances, la hausse du produit intérieur brut devrait ainsi atteindre 1,7 % cette année, au lieu des 2 % attendus. En 2019, elle devrait à nouveau s’établir à 1,7 %, au lieu de 1,9 %.

La dette se réduit mais très très lentement

« Il y a des variations liées à la conjoncture » mais le cadre global « reste fidèle aux engagements qui avaient été pris initialement », c’est-à-dire lors de la loi de programmation des finances publiques votée fin 2017, souligne Bercy. A l’époque, le gouvernement avait prévu une croissance de 1,7 % en 2019, et un rebond du déficit à 2,9 %. « On n’a pas changé de stratégie », assure le ministère, qui insiste sur sa volonté de réduire durablement la dette et les dépenses publiques.

 

Ces dernières, selon Bercy, devraient augmenter de 0,6 % en volume (hors inflation) l’an prochain, et de quelque 25 milliards d’euros en valeur par rapport à leur niveau attendu en 2018 si l’on intègre l’inflation, attendue à 1,3 %. Malgré cette légère augmentation, supérieure de 0,2 point à la dernière prévision du gouvernement (0,4 %), le taux de dépense publique rapporté au PIB devrait baisser, passant de 54,6 % en 2018 à 54 % l’an prochain.

Quant au taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits au fil des ans, il devrait refluer légèrement, pour atteindre 98,6 % du PIB contre 98,7 % en 2018, a précisé le ministère.

>> A lire aussi : Le déficit budgétaire s’est creusé de 3,5 milliards d’euros en mars

 

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