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Illustrationde la police municipale. — C. Allain / 20 Minutes

SECURITE

Nantes: «L'insécurité est devenu une réalité» selon la droite, qui veut armer les policiers municipaux

L'opposition nantaise a formulé une palette de propositions sur la question de la sécurité, à Nantes...

  • Doubler et armer les policiers municipaux nantais font partie des préconisations de l'opposition municipale nantaise.
  • Des critiques alors que plusieurs dispositifs ont été mis en place par la majorité.

Nantes est-elle encore une ville où il fait bon vivre ? Alors que plusieurs quartiers ont été en proie à des émeutes, en juillet (et que les élections municipales se préparent), l’opposition a décidé de remettre la question sur le tapis. Ce mardi, elle a notamment proposé de doubler le nombre de policiers municipaux mais aussi de les armer. Un positionnement qui tranche avec celui de Johanna Rolland, la maire (PS) de Nantes, qui a toujours refusé cette option.

Avec 113 policiers municipaux, « Nantes est la 14e ville en nombre d’agents par habitant, a calculé Laurence Garnier, chef de file de l’opposition. Le dispositif est insuffisant pour faire face aux enjeux ». Selon la droite nantaise, et même si les missions de la police municipale tournent davantage autour de la surveillance que de la lutte contre la criminalité, il faut également « mieux protéger » ces personnels en les armant. Une revendication qui serait soutenue par une majorité de ces policiers, et ce même si leurs équipements ont récemment été étoffés (avec un gilet pare-balles plus couvrant et une matraque téléscopique).

Déjà des caméras et davantage de patrouilles

Alors que la délinquance a progressé de 0,8 % en Loire-Atlantique au premier semestre 2018, selon la préfecture, difficile de mesurer la réalité à Nantes. Ce qui est sûr, c’est que les manifestations parfois violentes, les agressions dans le tramway, ou les trafics place du Commerce inquiètent certains habitants. Plusieurs pétitions en ligne ont été lancées. « Nous demandons aussi à ce que 50 caméras supplémentaires soient installées sans attendre », demande Marc Renaume, conseiller municipal de l’opposition, qui suggère aussi de « verbaliser certains comportements (comme les crachats dans la rue) pour lutter contre l’incivilité ».

 

Si l’opposition dénonce le « fatalisme » de la maire de Nantes, cette dernière a pourtant fait de la question de la sécurité l’une de ses priorités, aime-t-elle à rappeler. En avril, 97 caméras de vidéoprotection commençaient à filmer. L’an dernier, les patrouilles de la police municipales se sont étendues à différents quartiers, alors que la maison de la tranquillité publique ouvrait ses portes. Récemment, en réponse à une demande de Johanna Rolland, le premier ministre Edouard Philippe avait promis des renforts de la police nationale à Nantes. « On les attend toujours », signale l’opposition.

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