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Des écoliers dans une école élémentaire Plan de la Cour, à Vitrolles, en 2012. — GERARD JULIEN / AFP

APPRENTISSAGE

Education: Depuis trente ans, le niveau de maths des élèves de CM2 est en baisse, selon une étude

Initiée en 1987, cette enquête avait déjà montré une forte baisse des performances des élèves entre 1987 et 1999 avant de remonter légèrement entre 1999 et 2007

Une mauvaise nouvelle pour l’éducation nationale. Entre 2007 et 2017, le niveau des élèves de CM2 en calcul a baissé, poursuivant une tendance amorcée trente ans plus tôt, révèle une étude de la Depp, l’agence des statistiques du ministère de l’Education, ce vendredi.

Initiée en 1987, cette enquête avait déjà montré une forte baisse des performances des élèves entre 1987 et 1999, avant de remonter légèrement entre 1999 et 2007. « Dix ans plus tard, on assiste à une baisse des performances des élèves, moins marquée cependant qu’entre 1987 et 1999 », souligne l’étude. Pour que les résultats soient comparables dans le temps, des échantillons représentatifs ont été tirés au sort et les consignes de passation et de correction des épreuves ont été répercutées à l’identique pour les quatre moments d’évaluation.

Des lacunes sur l’apprentissage des divisions

Sur trente ans, les résultats indiquent une baisse générale des performances : ainsi, les taux de réussite moyens pour les additions s’élevaient à 90 % en 1987 et à 77 % en 2007. En 2017, ils atteignent 69 %. Pour les soustractions, réussies autour de 83 % en 1987, elles ne le sont qu’à hauteur de 64 % en 2007 et de 55 % en 2017. La baisse est encore plus marquée pour les divisions : 74 % en 1987, 43 % en 2007 et 37 % en 2017.

 

Concernant les problèmes, les taux de réussite moyens sont de 32 % en 2017. En 1987 et en 2007, ils s’élevaient respectivement à 52 % et 40 %, indique la Depp. A chaque enquête, les garçons présentent de meilleurs résultats que les filles. Mais l’écart se resserre en 2017, poursuit la Depp. Enfin, depuis trente ans, les scores sont les plus élevés parmi les élèves d’origine sociale favorisée. À l’opposé, les enfants issus des milieux les plus défavorisés présentent les performances les plus faibles.

 

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