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Le palais de 'Elysée avait fait l'objet de repérages par des suspects radicalisés. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

TERRORISME

Attentat déjoué contre les forces de l’ordre: les quatre suspects avaient fait un «repérage» devant l’Elysée

Un commissariat d’Aulnay-sous-Bois a également fait l’objet de repérages selon une source proche de l’enquête

Le palais de l’Elysée aurait fait l’objet d’un repérage par quatre hommes radicalisés qui projetaient d’attaquer les forces de l’ordre au début du ramadan a appris ce jeudi l’AFP de sources concordantes. Arrêtés en Seine-Saint-Denis et placés en garde à vue vendredi, ils ont été mis en examen mardi soir par un juge antiterroriste et écroués.

« Divers projets ont été évoqués » par les suspects « avec pour point commun les forces de l’ordre », dont celles en position devant le siège de la présidence de la République, a indiqué une source proche de l’enquête.

Un commissariat d’Aulnay également visé

Selon une source proche du dossier, le groupe, alors sous surveillance des services de renseignement dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 1er février, s’était rendu devant l’Elysée pour observer les patrouilles de police. Un commissariat d'Aulnay-sous-Bois a également fait l’objet de repérages, selon cette source.

Les quatre hommes avaient ensuite cherché à se procurer des armes, ce qui a précipité leurs interpellations le 26 avril, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Les enquêteurs pensent que leur action devait coïncider avec le début du ramadan, censé commencer la semaine prochaine. Selon Europe 1, une kalachnikov a été retrouvée lors des perquisitions.

Les quatre suspects placés en détention provisoire

Mardi soir, ces quatre hommes ont été mis en examen par un juge antiterroriste pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placés en détention provisoire. Parmi eux, figure un mineur de 17 ans, déjà arrêté pour avoir tenté de partir faire le djihad en Syrie en février 2017.

Condamné à trois ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris, dont deux ans assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison, avait précisé lundi le parquet de Paris.

Leur adhésion aux thèses islamistes non contestées

Selon une autre source proche de l’enquête, le jeune homme « a réussi à dissimuler sa radicalisation persistante et à déjouer la surveillance des éducateurs » pour entrer en contact par voie électronique avec les autres suspects. Les trois adultes, âgés de 26, 39 et 38 ans, étaient jusqu’ici connus pour des faits de droit commun.

En garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils n’ont pas contesté leur adhésion aux thèses islamistes radicales. Les forces de sécurité figurent parmi les cibles récurrentes désignées dans les mots d’ordre diffusés par Daesh.

 

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