En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation des cookies afin de vous proposer du contenu, des services et des publicités personnalisés selon vos centres d’intérêts.

Pour en savoir plus consultez notre politique de protection des données personnelles.

La cheffe de l''IGPN, Brigitte Jullien, présente le rapport 2018 de la police des polices — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

STEVE MAIA CANICO

Affaire Steve Maia Caniço: «Nous n’avons jamais eu la volonté de blanchir qui que ce soit» déclare l'IGPN dans Libération

L’IGPN s’est défendue des critiques qui la visent depuis la remise de son rapport sur la mort de Steve Maia Caniço

Le journal Libération a interviewé la directrice de l’Inspection générale de la police nationale, Brigitte Jullien, et le chef de l’unité de coordination des enquêtes, David Chantreux.  L'IGPN est fortement critiquée depuis la synthèse de l’enquête administrative sur la mort de Steve Maia Caniço. Certains lui reprochent une non-indépendance avec le pouvoir ou d’avoir voulu blanchir la police.

Un faux procès pour David Chantreux  : « Nous n’avons jamais eu la volonté de blanchir qui que ce soit. […] Quand j’allume la radio et que j’entends que c’est terminé, que l’IGPN a complètement dédouané les forces de police et que c’est la fin de l’histoire, moi aussi je m’insurge. Je comprends que quand on leur dit ça, les gens soient en colère. Mais ce n’est pas la réalité. »

Pas de charge policière

Quant à l’usage de la force par la police, Brigitte Jullien maintient qu’il n’était pas abusif : « l’emploi de la force était légitime en réaction à des jets de projectiles. On ne porte pas de jugement sur les consignes de la préfecture d’aller éteindre la musique à 4 heures du matin. » Même avis pour David Chantreux : « A partir du moment où les policiers prennent ces projectiles, pour nous, juridiquement, ils sont légitimes à riposter. »

Les deux interviewés refusent également de parler d’une charge policière dans le cadre de la soirée du 21 juin : « Le rapport de la délégation de Rennes ne relève aucun bond offensif. Or c’est ça qu’on appelle une charge en matière de police, quand des policiers courent, clairement, en groupe, vers l’avant, munis d’armes de maintien de l’ordre. »

 

À la une