Violette Spillebout, la candidate de LREM pour les municipales à Lille (illustration). — G. Durand / 20 Minutes

POLITIQUE

Lille : Sale temps pour les Marcheurs à la braderie

Mikaël Libert

Le stand de la section nordiste du mouvement présidentiel a été la cible de violences

Orages très localisés. Samedi, la première journée de la grande braderie de Lille a été gratifiée d’un temps magnifique. Un beau soleil pour tous, sauf pour La république en Marche (LREM) qui a vu passer quelques gros nuages. Le stand du mouvement présidentiel a été la cible de violences et un militant a été blessé.

Traditionnellement, lors de la braderie de Lille, les partis politiques installent leurs stands du côté de la Porte de Paris, près de la mairie. La tente de LREM s’est retrouvée mitoyenne de celle de la France insoumise (LFI). Pour les marcheurs, l’ambiance s’est tendue rapidement. Ils ont d’abord reçu la visite de « gilets jaunes » qui ont entonné des chansons laissant entendre plutôt explicitement tout le bien qu’ils pensaient du président de la République.

La candidate fraîchement investie par LREM pour les municipales à Lille, Violette Spillebout, recevait le délégué général du mouvement, Stanislas Guerini, pour inaugurer, vers 17h, son local de campagne situé rue Gambetta. Les Marcheurs nordistes craignaient des incidents lors de cette inauguration. Il n’en a rien été. En revanche, c’est lorsque Violette Spillebout et Stanislas Guerini sont allés visiter le stand de la Porte de Paris que les choses ont dégénéré. Selon nos informations, des objets ont été jetés en direction des marcheurs et des coups ont été échangés entre des militants LREM et des individus non identifiés.

Coups et objets lancés

Dans un communiqué, LREM Nord dénonce des « violences dirigées par des groupes ultra et anti-système ». Il y est par ailleurs affirmé que « certains militants » ont été « blessés au visage ». Il aura fallu l’intervention de la police pour calmer l’ambiance. Néanmoins, les agresseurs présumés n’ont pas été interpellés. Le stand a été démonté dans la foulée mais le mouvement assure qu’il sera de nouveau en place ce dimanche.

D’ailleurs, sur Twitter, la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, a regretté ces incidents, insistant sur le fait que « les stands politiques doivent être respectés ». L’élue a aussi assuré ses adversaires que des dispositions seront prises pour que « leur présence puisse être assurée dans les meilleures conditions ».

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