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Des étudiantes sur le campus de Villejean de l'université Rennes 2. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

INITIATIVE

Rennes : Serviettes et tampons distribués gratuitement sur le campus

L’université Rennes 2 s’engage pour lutter contre la précarité menstruelle

  • Plus de 10.000 kits de tampons et de serviettes vont être distribués gratuitement cette semaine sur le campus de Rennes 2.
  • Portée par les étudiants, cette initiative vise à lutter contre la précarité menstruelle.
  • Des distributeurs de protections gratuites vont également être installés dans les toilettes de l’université.

Avoir ses règles coûte cher pour une femme. A raison d’une dizaine d’euros par mois, cette somme peut paraître dérisoire. Mais pour certaines étudiantes, ce coût n’est pas sans conséquence sur leur budget. « C’est sûr que je préférerais dépenser cette somme dans une place de cinéma ou dans un bouquin », indique Lucie, inscrite en deuxième année d’histoire à Rennes 2. « Mais bon, on n’a pas tellement le choix ! », sourit-elle.

Pour lutter contre cette précarité menstruelle, 9.000 kits de serviettes et tampons jetables et 1.300 de protections périodiques réutilisables vont être distribués gratuitement toute cette semaine sur le campus de l’université.

Une initiative portée par les étudiants

C’est à l’initiative des étudiants, soutenus par la direction, que ce projet a pu voir le jour. « Cette démarche suit les évolutions de notre société, estime Fabien Caillé, vice-président étudiant de Rennes 2 et élu du syndicat L’Armée de Dumbledore. On touche là à des questions de santé, de solidarité et de lutte contre la précarité ».

Nouvelle étudiante sur le campus, Clémence, 19 ans, apprécie le geste. « C’est très bien, on voit que le combat pour l’égalité hommes-femmes avance », estime la jeune femme. Mais pas assez vite pour certaines. « Cela devrait être gratuit partout, c’est quand même dingue de devoir payer quand on a ses règles », soupire Gwen.

Des distributeurs installés dans les toilettes

Pour cette opération, baptisée « Changeons les règles », 42.000 euros ont été investis dans l’achat de protections périodiques bio et sans plastique. « On a aussi voulu proposer des kits réutilisables afin que les étudiantes puissent tester ces produits qui sont souvent coûteux dans le commerce », souligne Fabien Caillé.

Une fois la distribution effectuée cette semaine sur le campus, les kits restants seront distribués pendant l’année scolaire au service santé et à l’accueil étudiant de l’université ainsi qu’à l’épicerie gratuite. Parallèlement à cela, 26 distributeurs de protections gratuites vont être installés progressivement dans les toilettes de l’université. « Ce projet est arrivé en tête des votes au budget participatif, ce qui montre bien que l’attente était forte », poursuit l’élu étudiant, fier que son université participe « à rendre la société plus juste ».

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