En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation des cookies afin de vous proposer du contenu, des services et des publicités personnalisés selon vos centres d’intérêts.

Pour en savoir plus consultez notre politique de protection des données personnelles.

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, devant des milliers de manifestants rassemblés à Glasgow samedi 2 novembre 2019 pour exiger un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. — Andrew MacColl/REX/SIPA

AVENIR

L’indépendance de l’Ecosse est « à portée de main », estime la Première ministre écossaise

Galvanisée par le Brexit, Nicola Sturgeon veut organiser un référendum en 2020

« Les élections législatives que nous avons le 12 décembre sont les élections les plus importantes de notre époque pour l’Ecosse. L’avenir de notre pays est en jeu », a déclaré la Première ministre écossaise. Devant des milliers de manifestants rassemblés à Glasgow samedi pour exiger un nouveau référendum sur ce sujet, Nicola Sturgeon a martelé que l’indépendance de l’Ecosse est à « portée de main ».

Appelant les électeurs à se mobiliser en votant pour son parti lors du prochain scrutin, Nicola Sturgeon veut organiser un référendum sur l’indépendance en 2020, estimant que le Brexit a changé la donne depuis la victoire du « non », à 55 %, à un départ de l’Ecosse du Royaume-Uni lors d’un précédent référendum en 2014.

Demander le feu vert du gouvernement britannique d’ici à Noël

Ce scrutin « doit se produire l’an prochain et nous nous préparons », a déclaré le mois dernier au congrès du parti indépendantiste SNP, à Aberdeen, celle qui compte demander le feu vert du gouvernement britannique d’ici à Noël. Reste que Downing Street est opposé à une nouvelle consultation populaire, estimant que les Ecossais ont déjà été consultés il y a cinq ans et qu’il s’agissait d’un « événement unique, organisé une fois par génération ».

Toutefois le Brexit est intervenu entre-temps… En 2014, l’un des arguments en faveur du maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni était que, en cas de scission, cette nation perdrait les avantages de l’appartenance à l’Union européenne. Et deux ans plus tard, au référendum de juin 2016 sur le Brexit, 62 % des Ecossais se sont opposés au départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les élections législatives approchant, Nicola Sturgeon tente de galvaniser ses troupes.

Le rassemblement pro-indépendance de samedi était le premier auquel elle a participé depuis la campagne du référendum de 2014. La cheffe du SNP espère aussi qu’en cas de victoire électorale du Labour, principal parti d’opposition au Royaume-Uni, le nouveau Premier ministre soutienne son projet de second référendum. Mais le chef du Labour, Jeremy Corbyn, a douché ses espoirs, en déclarant qu’une nouvelle consultation populaire n’était « ni nécessaire ni souhaitable ».

À la une