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Agriculture - Illustration. — GILE MICHEL/SIPA

DEBATS

Agriculture : Le gouvernement va lancer une vaste consultation publique des Français

Cette consultation répond à une demande de la Commission européenne qui souhaite que chaque Etat membre élabore son propre plan stratégique national (PSN)

Une vaste consultation publique des Français, portant sur l'agriculture, l’alimentation et l’utilisation des fonds européens de la politique agricole​, va être lancé de mars à fin mai par le gouvernement, a annoncé le ministère de l’Agriculture, ce vendredi.

Les modalités de ce débat, organisé par la commission nationale du débat public présidée par Chantal Jouanno, seront annoncées dimanche lors d’une conférence de presse au Salon de l'Agriculture à Paris.

Près de 9 milliards d’euros d’aides agricoles par an

La consultation de l’ensemble des Français répond à une demande de la Commission européenne qui souhaite que chaque Etat membre élabore son propre plan stratégique national (PSN), devant servir à fixer ses priorités et ses choix pour l’affectation des subventions agricoles, qui représentent le premier budget de l’UE. Les conclusions de cette consultation seront condensées dans un rapport qui devra être remis d’ici à l’été et adressé avant septembre à Bruxelles. Chaque Etat de l’Union doit envoyer son propre PSN.

En France, première puissance agricole de l’UE, le montant des aides agricoles européennes s’élève à 9 milliards d’euros par an. Rapportés au niveau individuel, ces neuf milliards d’euros représentent pour certains exploitants davantage que leur revenu. Le chiffre d’affaires de l’agriculture française atteint 78 milliards d’euros par an.

« Le débat peut aussi permettre de lutter contre l’agribashing »

Certaines voix s’élèvent du côté des écologistes notamment pour que la PAC soit davantage utilisée pour lutter contre le réchauffement climatique, pour l’environnement et la biodiversité, donc moins pour soutenir les producteurs eux-mêmes. La montée actuelle des tensions entre urbains et agriculteurs est souvent liée à ces sujets, comme le montrent les vifs débats et accrochages sur l’instauration de zones de non-traitement (ZNT) pour réduire les pesticides.

Pour Bruxelles, un tel débat public sert à montrer que la Commission n’est pas hors sol et qu’elle prend la température des citoyens européens. En revanche, certains agriculteurs, profession qui gère l’essentiel de l’espace et des terres en France mais ne représente guère plus de 2 % de la population, risquent de se sentir agressés du fait même de la montée des récriminations environnementales. « Le débat peut aussi permettre de lutter contre l’agribashing », espère-t-on au ministère.

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