Les huîtres bretonnes pas si résistantes... Les ostréiculteurs qui comptaient sur la réimplantation de nouveaux géniteurs pour renflouer leurs stocks de naissains (jeunes huîtres) avant l'été font grise mine. Au moment de sortir les naissains des écloseries certains lots ont enregistré des mortalités allant de 50% à 100%. Pas sûr, donc, que le plan soit reconduit au printemps prochain. Comme prévu. A la section régionale conchylicole, on tient à nuancer. « Il s'agissait d'une expérimentation et pas d'un programme définitif, explique le directeur Jean-Charles Mauviau, on savait que ces familles d'huîtres mourraient moins, mais on n'a pas dit qu'elles ne mourraient pas, nous n'avions aucune certitude et aujourd'hui, il faut être patient et faire un état des lieux ».
Il reconnaît cependant que la fin de l'année va être dure pour la profession et que le début 2011 va s'accompagner de « nombreuses défaillances d'entreprises ». Ce sont les stocks qui sont en cause, mais le bassin d'Arcachon étant une zone de reproduction, « il y en aura toujours pour nos besoins propres ». Mais à quel prix ? A quelques semaines des fêtes, le sujet peut fâcher car si le prix des mollusques a déjà augmenté (de 50% pour les achats en gros), cela devrait se poursuivre et se répercuter sur les consommateurs. Et en 2011, la section préfère prévenir : « la situation sera bien pire... ». O. D.