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Alexandre Benalla accompagnait Emmanuel Macron lors du 55e Salon de l'agriculture de Paris, en février 2018. — Ludovic MARIN / AFP

ENQUETE

Affaire Benalla: La perquisition à l'Elysée est terminée... L'Assemblée se déchire...

Revivez les suites de l’affaire sur « 20 Minutes »…

L’ESSENTIEL

  • Le 18 juillet dernier, Le Monde a révélé avoir identifié le collaborateur d’Emmanuel Macron sur une vidéo où on le voit frapper un manifestant du 1er-Mai. C’est le début de l’affaire Alexandre Benalla.
  • Depuis, Alexandre Benalla, et l’employé de LREM Vincent Crase, ont été mis en examen, notamment pour « violences en réunion », a indiqué le parquet de Paris. Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, ont également été mis en examen, pour « détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « violation du secret professionnel ». Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire.
  • Gérard Collomb, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public à Paris, et Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, ont été entendus lundi et mardi par la commission des lois de l’Assemblée nationale. Mardi, le gouvernement a répondu aux questions des députés puis des sénateurs.
  • Enfin, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les députés LREM mardi soir se posant comme « le seul responsable » de l’affaire Benalla. Il en a profité pour défier ses détracteurs en lançant : « Qu’ils viennent me chercher ! »

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22h30: Ce live est désormais terminé. Bonne soirée.

20h26 : Macron essaie « d’étouffer la vérité », enrage Guillaume Larrivé (LR)

Echange de mots doux. Le député (Les Républicains) Guillaume Larrivé, co-rapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla, a accusé mercredi Emmanuel Macron de « donner des ordres pour essayer d’étouffer la vérité », après le refus de la majorité LREM d’auditionner d’autres membres de l’Elysée, dont on vous parle un peu plus bas.

20h23 : La perquisition dans le bureau de Benalla est terminée

Elle a commencé en milieu d'après-midi et a pris fin vers 20 heures.

20h17 : Emmanuel Macron critique à nouveau la presse dans sa gestion de l’affaire Benalla

Lors d’un déplacement à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), Emmanuel Macron a commenté le travail des médias : « Vous avez dit ces derniers jours beaucoup de bêtises sur soi-disant des salaires, des avantages. Tout cela était faux », a lancé le chef de l’Etat à des journalistes de BFMTV et CNEWS.

Cette intervention rappelle celle de mardi, dans laquelle il a estimé que la presse « ne cherche plus la vérité ».

19h19 : L’Assemblée se déchire autour des auditions

Ca se dispute à l’Assemblée. On vous résume la situation. La question est : faut-il convoquer de nouvelles auditions dans l’affaire Benalla ?

D’un côté, le clan LREM mené par la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet propose de convoquer à nouveau Alain Gibelin, Michel Delpuech, ainsi que le responsable de la compagnie de CRS 15 qui était place de la Contrescarpe le 1er mai. La majorité LREM juge « inutile » d’auditionner d’autres membres de l’Elysée et du gouvernement.

De l’autre, le co-rapporteur Guillaume Larrivé (LR) juge cette « liste minuscule » et dénonce une tentative « d’entrave ». Lui, comme les autres groupes d’opposition, demandait à ce que « toute la chaîne hiérarchique » de l’Elysée repasse à la casserole.

Résultat : bronca unanime de l’opposition, mais le vote à donné raison à la présidente de la commission. Balle au centre.

18h37 : Une enquête de l'IGPN aurait été justifiée, selon Jacques Toubon

Contrairement à ce qu'a affirmé la patronne de la Police des polices mardi, le défenseur des Droits estime qu'il y aurait eu matière, après visionnage de la vidéo, à ouvrir une information judiciaire, au vu de la violence des faits.

 

18h35 : Quelles conséquences pour les « observateurs » après l’affaire Benalla ?

Aucune, espère Jacques Toubon. Le Défenseur des droits, auditionné au Sénat, souhaite que l’affaire ne nuise pas à la pratique des observateurs dans des opérations de maintien de l’ordre. Par ce terme, il désigne des personnes extérieures à la police bénéficiant d’une autorisation pour assister à ces opérations. Il avance que « l’observation extérieure et indépendante est une garantie de transparence indispensable ».

 

18h27 : Le port d’arme se discute au Sénat, le chef de la protection de Macron était contre

Retour au Sénat, où l’audition de Frédéric Auréal s’est achevée il y a une petite heure. Le chef du service de la protection était entendu ce mercredi. Il s’est exprimé à propos du port d’arme accordé à Alexandre Benalla : « J’étais extrêmement défavorable au fait qu’une personne privée puisse être armée alors qu’un dispositif de protection constitué de professionnels aguerris est présent. »

 

18h22 : Une perquisition du bureau de Benalla à l'Elysée est en cours

Alexandre Benalla est présent lors de cette perquisition, ajoute l'Elysée.

18h05 : « La fin de l’innocence » pour Emmanuel Macron ?

C’est l’avis d’Olivier Faure. Le premier secrétaire du Parti socialiste a réagi à l’affaire Benalla ce mercredi : « Je crois qu’on n’arrêtera plus de parler de Benalla jusqu’à la fin du quinquennat. Il y a un avant et un après. C’est la fin de l’innocence. On ne peut plus regarder Emmanuel Macron et sa majorité comme s’ils n’avaient pas menti, trahi, dissimulé », a-t-il asséné.

17h09 : L'affaire Benalla est « grave » pour sept Français sur dix.

L'affaire Benalla est jugée « grave » par plus de sept Français sur dix et 66% d'entre eux souhaitent qu'Emmanuel Macron « s'adresse aux Français » à ce sujet, selon un sondage OpinionWay diffusé mercredi. Pour 46% des personnes interrogées, l'affaire mettant en cause l'ex-collaborateur de l'Elysée est même jugée « très grave », « assez grave » pour 26%, contre 21% pour lesquelles elle n'est « pas grave » et 7% seulement n'en ont « pas entendu parler ».

Par ailleurs, plus de la moitié des électeurs d'Emmanuel Macron au 1er tour de la présidentielle 2017 (55%) la jugent grave, contre 44% d'un avis contraire, selon cette enquête pour LCI.

16h14 : Plus besoin d'auditions pour les députés LREM

Les députés LREM jugent « inutile d'auditionner d'autres membres du cabinet du président de la République et du ministre de l'Intérieur », comme le réclame l'opposition LR, a indiqué la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet lors d'une conférence de presse mercredi.

« Il est manifeste que l'opposition privilégie une approche polémique et politique qui vise à tirer profit de l'actualité loin de tout souci de la vérité », a dénoncé Yaël Braun-Pivet lors d'une conférence de presse, avant la réunion de la commission des Lois, qui doit tenter de se mettre d'accord sur une nouvelle liste d'auditions.

15h42 : Suspendu, Alexandre Benalla a touché tout son salaire en mai

Un poil ennuyé, Patrick Strzoda reconnaît qu'Alexandre Benalla a touché, en mai, « l'intégralité de son salaire » malgré son exclusion de quinze jours dont il a été l'objet. « Mais, reprend le directeur de cabinet. La décision a été prise de retirer quinze jours de son solde de congés avant licenciement. Il avait de très nombreux jours de congés au titre de l'année 2017. Les quinze jours lui en ont été retirés avant licenciement... »

Le fonctionnaire oublie tout de même de rappeler que l'Elysée n'a choisi de le licencier que dans un deuxième temps. Autrement dit, au moment des faits, la sanction prévoyait de le suspendre quinze jours tout en lui préservant son salaire intégral...

15h29 : Patrick Strzoda est entendu par la Commission du Sénat.

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron commence à être entendu par la commission d'Enquête du Sénat. « Je mesure parfaitement le trouble créé parmi nos forces de sécurité [par toute cette affaire]. Le chef de l’État mesure chaque jour l’engagement des forces de sécurité au quotidien, pour lutter contre la menace terroriste, garantir l’ordre et donc garantir l’État de droit », indique Patrick Strzoda. Mot pour mot, il s'agit du propos liminaire qu'il a tenu, mardi, devant la commission d'Enquête de l'Assemblée nationale.

13h54 : Changements en vue à l’Elysée

« Toutes les leçons » de l’affaire Benalla seront « tirées à la rentrée » et « des changements profonds interviendront », a déclaré le porte-parole de l’Elysée Benjamin Griveaux. Avant d’ajouter qu’Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, allait d’ici-là établir les « dysfonctionnements » qui ont mené à l’affaire.

13 h 08 : Corbière trolle un peu l’audition de Lavergne

Petit flash-back à l’Assemblée nationale. Pendant l’audition de Lionel Lavergne, chef du GSPR, le député de la France insoumise, Alexis Corbière, a mis en avant ce qu’il considère être une incohérence entre les propos d’Emmanuel Macron, hier soir, devant les députés de la majorité (sur la « trahison » de Benalla), et les prérogatives qu’il avait jusqu’à la semaine dernière, telles qu’elles sont décrites, notamment par le colonel Lavergne.

.@alexiscorbiere : "Un homme qui a 'trahi' le Président continue de participer, en son nom, à des réunions de réflexion de réorganisation des services de sécurité..."#DirectAN #Benalla pic.twitter.com/RpXtZ6qF0s

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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13 h 02 : Passion et conviction

Au Sénat, le d’habitude très tempéré président de la commission des lois (qui s’est, comme à l’Assemblée, transformée en commission d’enquête pour l’affaire Benalla), Philippe Bas (LR), s’est fendu d’un petit coup de gueule pendant les débats.

#CommissionEnquete @BasPhilippe : "Quand un agent de l’Elysée peut brandir une carte bleu-blanc-rouge et des insignes de la police, que le gouvernement laisse agir alors qu’une voie de fait a été commise, il y a manifestement une confusion des pouvoirs que je dénonce." pic.twitter.com/CCDO6Zbn3v

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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12 h 55 : On remballe à l’Assemblée

C’est fini pour le colonel Lionel Lavergne, chef du Groupement de sécurité de la Présidence de la République à l’Assemblée nationale. Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, est en revanche toujours devant les sénateurs.

12 h 36 : Benalla pas compétent en matière de sécurité

Retour à l’Assemblée nationale. Pas évident évident de comprendre l’étendue des compétences ou non d’Alexandre Benalla. Lionel Lavergne a la dent dure sur les supposées compétences de l’ancien chef adjoint de cabinet d’Emmanuel Macron en matière de sécurité, comme l’a noté notre journaliste, Hélène Sergent. Toutes les personnes auditionnées depuis lundi ne sont pas sur la même ligne à ce sujet.

"Très clairement, il ne faisait pas de sécurité, il était adjoint au chef de cabinet" et les gestes de #Benalla sur le manifestant sont une preuve de cette absence de maîtrise selon le chef du GSPR #DirectAN

— helenesergent (@helenesergent) 25 juillet 2018
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12 h 28 : Pas de pressions sur Delpuech

Nouveauté au Sénat. Personne n’a donc enclenché l’article 40 du code de procédure pénal qui oblige à dénoncer des actes délictueux au procureur de la République. Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, ne l’a pas fait lui non plus, il avait déjà dit lundi devant les députés. Mais, a-t-il eu des ordres ou des pressions ? « Certainement pas. »

#CommissionEnquete Michel Delpuech; Préfet de police de Paris : "Il n'y a pas eu ordre de ne pas utiliser l'article 40." pic.twitter.com/RlkauYXEow

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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12 h 21 : Benalla bien recentré sur des missions au palais après sa mise à pied, d’après le colonel Lavergne

On revient à la chambre basse. Au retour de sa mise à pied, il faisait quoi, Alexandre Benalla, à l’Elysée ? Le palais affirme depuis la semaine dernière que son périmètre avait été réduit. Ce que des photos, notamment le 16 juillet dans le bus des Bleus sur les Champs-Elysées, ont semblé démentir. Lionel Lavergne, le chef du Groupement de sécurité de la Présidence la République affirme qu’à partir du 22 mai, « on l’a [Benalla] clairement plus vu ». Notre journaliste Hélène Sergent l’a noté.

« A partir du 22 mai, nous, on l’a clairement plus vu du tout, sauf à quelques moments très précis sur les déplacements non officiels du président puisque sa mission avait été recentrée sur des mission au Palais » #DirectAN #Benalla

— helenesergent (@helenesergent) 25 juillet 2018
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12 h 16 : Radio or not radio ?

Ça fait un petit moment qu’on est pas allé jeter un coup d’œil au Sénat. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, y explique les observateurs n’ont jamais de radio sur eux… Contrairement à ce qu’a dit Lionel Lavergne, il y a seulement quelques minutes, à l’Assemblée nationale. Le chef du GSPR a dit que Benalla avait le 1er mai une radio du circuit « organisationnel ».

#CommissionEnquete Michel Delpuech, Préfet de police de Paris : "Les observateurs ne sont jamais armés, pas équipés de radios et encore moins de brassards de police." pic.twitter.com/wEj7K308yJ

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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12 h 11 : Une réorganisation de la sécurité du président, mais pas une « officine »

On reste à l’Assemblée nationale où Lionel Lavergne, le chef du GSPR, dément formellement la création d’une « garde prétorienne » autour d’Emmanuel Macron, avec Alexandre Benalla à la manœuvre. Il confirme en revanche qu’une réorganisation est bien en cours.

Réorganisation de la sécurité du président de la République : "Ce projet n'est pas une officine ou une volonté de constituer une garde prétorienne (...) Il a jamais été envisagé que M. #Benalla ait une fonction particulière dans cette structure", assure Lionel Lavergne. #DirectAN pic.twitter.com/UB3SbStoel

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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12 h 04 : Coaching

Michel Delpuech fait son arrivée devant les sénatrices et sénateurs. Le préfet de police de Paris avait été entendu par les députées et députés lundi. 

12 h 00 : Macron « pas digne » dit Corbière

Petit pas de côté dans ce live. On a entendu des personnalités de la majorité, ce mercredi matin, réagir à la prise de parole d’Emmanuel Macron, mardi soir, devant les députés de son camp. L’opposition n’est évidemment pas en reste. Pour la France insoumise, Alexis Corbière, estime qu’Emmanuel Macron n’est pas digne de la fonction qu’il occupe.

DIRECT #Benalla "Macron dit devant son fan club: 'Qu'ils viennent me chercher'. Ce n'est pas digne d'un président de la République", dit @alexiscorbiere

📺 https://t.co/LIEhlp6yN7 pic.twitter.com/vaSu3bqk2R

— BFMTV (@BFMTV) 25 juillet 2018
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11 h 55 : Nuances sur les actes de Benalla place de la Contrescarpe

Comment qualifier les actes d’Alexandre Benalla le 1er mai, en marge de la manifestation de la Fête du travail, place de la Contrescarpe ? Les personnes auditionnées depuis lundi, au Sénat comme à l’Assemblée, sont plutôt d’accord pour parler d’actes « inqualifiables ». Et Lionel Lavergne encore il y a quelques minutes devant les députés. Au Sénat, la directrice de l’IGPN, Marie-France Monéger-Guyomarc’h, a quelques nuances : c'est le fait qu'il ne soit pas policier qui change tout pour elle. « Cet usage de la force est légitime de la part de fonctionnaires de police et devient illégitime s’il ne le sont pas », dit-elle.

#CommissionEnquete Marie-France Monéger-Guyomarc'h, Directrice, Cheffe de l’IGPN : "Cette usage de la force est légitime de la part de fonctionnaires de police et devient illégitime s'il ne le sont pas." pic.twitter.com/AvBM7U73yu

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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11 h 47 : Alexandre Benalla avait une radio le 1er mai, mais…

On reste avec les députés. Lionel Lavergne, chef du GSPR, confirme que si Alexandre Benalla avait bien une radio sur lui le 1er mai, il s’agissait d’une radio « organisationnelle » et pas une radio « sécurité ». Les deux « bulles », comme dit le militaire, sont étanches.

Est-ce qu'Alexandre Benalla pouvait écouter les échanges radio du GSPR ?
Non, répond Lionel Lavergne. Il explique avoir mis en place avec le chef de cabinet "deux bulles radio" : une sur l'organisation et une autre sur la sécurité, à laquelle #Benalla n'avait pas accès#directAN pic.twitter.com/phjl3cjZTB

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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11 h 40 : Le chef de la sécurité de l’Elysée confirme que Benalla n’était pas le chef de la sécurité de l’Elysée

On se translate à l'Assemblée nationale. Confirmation de Lionel Lavergne : Alexandre Benalla ne dirigeait pas la sécurité du Président de la République. Bon, pas une surprise venant du… chef du Groupement de sécurité de la Présidence de la République, justement.

« Alexandre Benalla n’avait aucune autorité sur les services de sécurité. Il ne dirigeait pas le GSPR, précise le colonel Lavergne. Il pouvait donner des consignes qui avaient des conséquences pour faire évoluer le dispositif de sécurité. » https://t.co/bgiIUMkf73#directAN pic.twitter.com/EhfRDiHTZY

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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11 h 32 : Informations parcellaires début mai du côté de l’IGPN

On part au Sénat. Marie-France Monéger-Guyomarc’h affirme que si l’IGPN avait su que Vincent Crase et Alexandre Benalla n’étaient pas policiers, des enquêtes judiciaires et administratives auraient été démarrées, dès début mai donc.

#CommissionEnquete Marie-France Monéger-Guyomarc’h, Directrice, Cheffe de l’IGPN : « Si nous avions su que les deux personnes (Benalla, Crase) mis en cause n’étaient pas des fonctionnaires de police, nous aurions démarré une enquête judiciaire et administrative. » pic.twitter.com/9tb3yF1jpv

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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11 h 20 : Balles neuves

Deux nouvelles personnalités sont auditionnées désormais. Au Sénat, on retrouve la directrice de l’IGPN (la « police des polices », qu’on avait déjà vu mardi à l’Assemblée nationale), Marie-France Monéger-Guyomarc’h. A l’Assemblée, justement, c’est au tour du colonel Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la Présidence de la République (GSPR).

11 h 11 : Pas de sécurité privée à l’Elysée

Alexandre Benalla était-il en train de mettre en place une garde privée pour le Président de la République. Le général Eric Bio-Farina dément formellement. Il ajoute que ce n’est pas l’ancien directeur adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron qui dirigeait sa sécurité. C'est désormais terminé pour le militaire devant les députés.

Éric Bio-Farina, commandant militaire de l'Élysée : "Il n'y a aucun membre d'une force privée actuellement en service dans la mission de sécurité de la présidence de la République."#DirectAN #Benalla pic.twitter.com/vE6MsU4EOK

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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11 h 06 : C’est fini au Sénat pour le directeur général de la Police nationale

Coup de sifflet à la haute assemblée. Un peu de temps additionnel à l’Assemblée national pour Eric Bio-Farina, le commandant militaire de l’Elysée.

11 h 04 : Une sanction « pas légère » estime Eric Morvan

On reste au palais du Luxembourg. Depuis une semaine, commentateurs et personnalités politique estiment plutôt que la sanction infligée dans un premier temps à Alexandre Benalla, deux semaines de mise à pied, après que l’Elysée a pris connaissance des évènements du 1er mai, était plutôt légère. Pas du tout, pour Eric Morvan, le directeur général de la Police nationale. « Elle est même plus sévère que celle qui aurait pu être infligée à un fonctionnaire », précise-t-il. Rappelons qu’Alexandre Benalla était contractuel et pas fonctionnaire.

La sanction infligée à Alexandre Benalla « n’est pas légère », estime le directeur général de la police nationale pic.twitter.com/HodssXYJUc

— BFMTV (@BFMTV) 25 juillet 2018
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10 h 53 : Le « deuxième flic de France » contredit le premier

Notre sonnette nous indique qu’il se passe quelque chose au Sénat : Eric Morvan, le directeur général de la Police nationale, contredit une déclaration de Gérard Collomb. Le ministre de l’Intérieur avait affirmé que les deux personnes frappées et molestées par Alexandre Benalla et Vincent Crase avaient « disparu » après les évènements de la place de la Contrescarpe. Pas du tout, d’après Eric Morvant devant les sénateurs : les deux ont été interpellées et transférées au commissariat du 18e arrondissement.

#CommissionEnquete Éric Morvan, DG de la police nationale contredit Gérard Collomb : le 1er mai, les 2 personnes n’ont pas disparues mais ont été interpellés et transférées au commissariat du 18ème arrondissement. pic.twitter.com/gkRi5UOshQ

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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10 h 42 : Incohérences sur l’accréditation ou non d’Alexandre Benalla le 1er mai

Une autre incohérence se fait jour du côté du palais Bourbon : Alexandre Benalla était-il accrédité pour être observateur sur la manifestation du 1er mai ? Alain Gibelin, toujours lui, a expliqué lundi que non. Ce mercredi matin, Eric Bio-Farina dit se souvenir avoir vu Benalla et Gibelin discuter de l’équipement que le premier porterait lors de la manifestation. La députée LREM qui a posé la question a demandé qu’Alain Gibelin soit réentendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.

Selon Éric Bio-Farina, Alain Gibelin et Alexandre Benalla ont discuté des "équipements" pour participer au 1er-mai lors d'un déjeuner le 25 avril.
Pour @NaimaMoutchou, cette information contredit la version du directeur de l'ordre public de la préfecture de police.#directAN pic.twitter.com/GUCiCNzKo6

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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10 h 30 : Benalla injoignable pendant sa mise à pied

Retour à l’Assemblée nationale dans ce multiplexe Benalla. Une partie de la polémique depuis lundi tient à une question : Alexandre Benalla a-t-il bien été mis à pied, début mai ? L’audition d’Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public auprès de la préfecture de police, lundi, avait, dans un premier temps, infirmé la version de l’Elysée : il avait expliqué avoir vu Alexandre Benalla lors de réunions dans cette période. Des propos sur lesquels il est revenu. Le commandant militaire de l’Elysée, Eric Bio-Farina, dit, lui, ce mercredi, que l’ancien directeur adjoint du cabinet présidentiel n’est jamais revenu à l’Elysée pendant sa mise à pied. « Je n’arrivais plus à le joindre », précise-t-il.

Éric Bio-Farina, commandant militaire de l'Élysée : "Jamais au cours de sa sanction M. Alexandre #Benalla n'est revenu au palais de l'Elysée. Je n'arrivais plus à le joindre par téléphone."#DirectAN #Benalla pic.twitter.com/VSeJuPY52c

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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10 h 20 : Le directeur général de la Police nationale n’a pas eu connaissance des actes de Crase et Benalla avant les révélations du Monde

Deux auditions ont lieu en même temps. Au Sénat actuellement, la haute assemblée écoute le directeur général de la Police nationale, Eric Morvan. Quelques tensions sont apparues quand il a affirmé qu’il n’avait eu connaissance des actes d’Alexandre Benalla et Vincent Crase le 1er mai que le 17 juillet, date des révélations du Monde.

#CommissionEnquete Éric Morvan, DG de la police nationale : "Je vous confirme qu'entre le 2 mai et la parution de l'article du Monde, je n'ai pas été mis au courant de la participation de Mr Benalla et Mr Crase à ces événements (...) Je suis sous serment oui et je le confirme." pic.twitter.com/NqlC2smLaI

— Public Sénat (@publicsenat) 25 juillet 2018
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10 h 11 : Les actes de Vincent Crase ne relèvent pas de l’article 40, pour le commandant militaire de l’Elysée

Eric Bio-Farina, le commandant militaire de l’Elysée, lui non-plus, n’a pas jugé utile de dénoncer (comme l’exige le fameux article 40 du Code de procédure pénale) les actes de Vincent Crase, le 2 mai, quand il a eu connaissance des vidéos de l’ancien chef adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron. Il explique que les "brides d’actes" qu’il a vu n’en relevaient pas.

Le général Éric Bio-Farina explique pourquoi il n'a pas jugé utile de saisir la justice après avoir visionné la vidéo. "À aucun moment, dans les bribes d'actions que j'ai vues, il ne m'est apparu que Vincent Crase relevait de l'article 40."#directAN #Benalla pic.twitter.com/ppED1CUWvX

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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9 h 55 : Guillaume Larrivé dénonce une majorité aux ordres de l’Elysée

On le sentait un peu depuis lundi mais cette fois c’est clair : c’est tendu entre Yaël Braun-Pivet (LREM) et Guillaume Larrivé (LR), les deux co-rapporteurs de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Ce mercredi matin, alors que les députés doivent auditionner le général Eric Bio-Farina, l’élu Les Républicains de l’Yonne a voulu faire une mise au point (« de méthode ») jugée « ahurissante » par sa collègue macroniste des Yvelines.

Forte tension entre les deux co-rapporteurs.
- @GLarrive (LR) dénonce une "obstruction de la part d'une majorité aux ordres de l'Elysée".
- "Ahurissant", selon @YaelBRAUNPIVET (LREM).#DirectAN #Benalla pic.twitter.com/2wn246sMGr

— LCP (@LCP) 25 juillet 2018
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9 h 30 : Les téléspectateurs nombreux devant les auditions

La thèse, un temps défendue par l’exécutif, selon laquelle l’affaire Benalla n’intéresse que le microcosme parisien commence à être sérieusement battue en brèche. Il y a d’abord eu ce sondage Elabe pour BFMTV (80 % des Français interrogés sont choqués par l’attitude d’Alexandre Benalla le 1er mai). Mais les audiences des auditions des commissions parlementaires sont aussi un bon indicateur. Et elles sont très bonnes. Lundi, au moins 700.000 téléspectateurs étaient devant celle de Gérard Collomb à l’Assemblée, sur BFMTV et LCP, soit 14 % de part de marché. Cela, sachant que les auditions étaient aussi diffusées sur d’autres chaînes. Et puis, sachez-le, mardi, vous étiez encore très nombreux à suivre le live de 20 Minutes.

9 h 00 : Une modeste contribution de BHL

Il n’y a pas que les ministres ou les députés de la majorité qui viennent au secours d’Emmanuel Macron : Bernard-Henri Lévy aussi ! Dans une tribune, il dénonce la "curée" médiatique en cours. Le philosophe est aussi mal à l’aise face à l’importance prise par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen dans le débat autour de l’affaire Benalla.

8 h 50 : Marlène Schiappa a trouvé Emmanuel Macron très courageux

La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, était elle sur France Info. Elle a déclaré que ce président qui monte « en première ligne » était « courageux ». A la question de savoir si Emmanuel Macron n’avait pas abîmé son image avec ses coups de mentons de mardi soir, la secrétaire d’Etat a, au contraire, estimé que, depuis un an, le Président de la République avait « restauré la fonction ».

Prise de parole d'Emmanuel Macron en réaction à l'affaire Benalla : le message "c'est qu'il ne se défausse pas (...) Il se met en première ligne", commente Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes pic.twitter.com/98MZyYjCtT

— franceinfo (@franceinfo) 25 juillet 2018
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8 h 45 : Gérald Darmanin monte au front

Le service après-vente des déclarations d’Emmanuel Macron, mardi soir, devant les députés de la majorité, était en route, ce matin, dans les différentes matinales. Sur BFMTV et RMC, le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin a parlé d’une affaire "très bien utilisée par l’opposition". Il a repris l’antienne du vieux monde contre le nouveau monde.

L'affaire Banella est "très bien utilisée par l'opposition", estime @GDarmanin #BourdinDirect pic.twitter.com/uIeGWCkC3g

— BFMTV (@BFMTV) 25 juillet 2018
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8h : C’est le début du live sur l’affaire Benalla

Bonjour à tous ! Nous vous souhaitons la bienvenue sur 20 Minutes pour suivre les derniers rebondissements de l’affaire Benalla. Pour ceux qui se sont couchés tôt, sachez qu’ Emmanuel Macron s’est exprimé mardi soir devant les députés LREM et qu’il a déclaré que « la République exemplaire n’empêche pas les erreurs. S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. Celui qui a été au courant et a validé l’ordre, la sanction de mes subordonnées, c’est moi et personne d’autre. » « S’ils veulent un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher », a-t-il lancé, bravache.

En attendant qu’on vienne le chercher, les auditions vont se poursuivre devant la commission d’enquête de l’Assemblée qui entendra mercredi matin le général Éric Bio-Farina, commandant militaire de l’Élysée, ainsi que le colonel Lionel Lavergne, chef du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR).

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